Mois: juillet 2016

Dernière étape, jusqu’à la maison ! 

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De Saint-Justin à Arsague.

Dimanche 31 juillet.

84 km. 600 m D+.

Départ de Saint-Justin vers 9h45 ! Les k-way sont de mise :-(…

Mais finalement il n’y aura qu’une petite averse à la fin de notre pique-nique. 
Il fait plutôt gris.  En même temps,  vu les côtes qui nous attendent,  ce sera pas bien grave.  Et puis on a un peu fait les bourrins hier quand même (cf 133 km) (on a dormi comme des bébés d’ailleurs cette nuit! ). Les côtes en plein soleil à 34°, on vient de donner pendant un mois, il faut mettre un peu de variété dans ce périple !  

La route est plutôt facile jusqu’à Mont-de-Marsan. Je crois qu’on a fait les 30 1ers km en 1h40. 

On enchaîne avec la 2 fois 2 voies jusqu’à Saint-Sever. Les vélos sont autorisés,  et la bande sur le côté est bien large.  Les enfants roulent dans notre roue. Ils ont bien pris le coup. 

Pour les locaux,  en synthèse : pour la suite,  c’est la Chalosse quoi ! Pour les autres,  il faut arrêter de penser que les Landes, c’est tout plat et tout droit ! 

Donc, on s’est monté l’énorme côte avant Saint-Sever, celle hors rocade. On a pique-niqué puis on est reparti et on a renchainé : montées,  descentes ; montées,  descentes. .. gliggg gliggg, un rayon de la roue arrière a pété !  Hé mince ! Bon en même temps,  heureusement que c’est pas arrivé en Croatie, parce qu’on en a vraiment pas vu beaucoup de magasins de vélos et de sport ! 

Plus on avance,  plus le chemin et les repères sont familiers. 

Bref vers 16h, on sera chez papi et mamie en train de récupérer les clés de chez nous, sinon on peut pas rentrer gérer les machines à laver,  ce serait balot !  

Puis on arrive chez nous en filmant l’arrivée triomphante. On est des boulets, on n’a même pas pris de photos ! Mais on doit encore apprendre à faire le montage de nos vidéos et on doit pouvoir extraire une photo…un jour..

Bon sinon, on a mangé un plat chaud et très très bon trouvé tout prêt dans la cuisine ;-). On a lancé des machines,  vidé les sacoches, enlevé la poussière, fait un tour au jardin,  les tomates ne sont pas encore mûres,  les prunes presque, on va pouvoir profiter de nos récoltes. (On verra si on enlève les mauvaises herbes ou pas plus tard. ..).

Demain bureau pour moi,  maison pour les autres 😯

Haa et… : les enfants sont des fous : ce soir ils dorment encore dans la tente ! On pensait les voir revenir, mais non, ils s’y tiennent ! Nous on a opté pour le lit et on n’est pas déçu ! 

De Moissac (Tarn et Garonne) à Saint – Justin (Landes)

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Samedi 30 juillet 

132 km.

Départ de Moissac à 8h45. On reprend rapidement le canal. On roule bien ! On a mangé qu’une banane au petit-dejeuner, on s’arrête un peu plus tard prendre notre vrai petit dejeuner au bord du canal, on en profite pour prendre la photo de départ. ..

On passe le pont canal d’Agen.

On débat depuis hier à savoir si on relève le défi de rentrer à la maison en vélo.  On n’arrive pas à trancher ! On conclut qu’on fait comme si, et puis si on veut qu’on vienne nous chercher comme envisagé, ça n’empêchera pas, même si on n’est plus en bordure du canal ! On quitte le canal à Feugarolles.

Du coup, on voit plein de petits villages et de bastides. On est passé à Vianne.

On descend devant le château de Barbaste.

Puis on se retrouve rapidement dans des paysages plutôt landais. Puis on arrive pour de vrai dans les Landes. 

On s’arrête à Saint Justin après 130 km. Plus que 83 km et on est à la maison.

De Dubrovnik (Croatie) à Moissac (France).

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Vendredi 29 juillet.

73 km.

Aujourd’hui, nous aurons joint 2 villes toutes deux classées au patrimoine de l’Unesco ! La comparaison  thématique s’arrêtera là, la journée ayant déjà été assez riche en événements !  

Réveil 6h30. on a fixé rendez-vous à nos convoyeurs à  7h30, mais il faut aussi charger tout ça, alors on préfère gérer et être en avance !  A 7h15, on est bien prêts ! On monte déjà les cartons derrière le muret qui nous sépare de la partie accessible en voiture. 

Les garçons partent à l’accueil,  nous on reste aux cartons.  On a payé hier soir pour gagner du temps et récupérer nous cartes d’identité… l’accueil n’est pas encore ouvert.  Ils poireautent !  La femme de ménage passe et nous demande ce qu’on fait là. « Hé bien on attend les voitures pour aller à l’aéroport. »  Elle fait demi-tour. Je reste confiante. C’est-à-dire qu’hier à 10h, j’ai croisé le patron du camping qui m’a dit : « c’était pas ce matin le départ pour l’aéroport ? ». Je me suis contentée d’un « non demain matin ».  Je ne lui ai pas dit,  « réfléchit guguss, on a réservé chez toi pour 3 nuits, on n’a pas payé etc.  » …donc quand je vois la dame faire demi-tour, je ne panique pas.  Quand on la voit se mettre à courir en revanche, on se regarde avec Liséa …on s’interroge… mais pourquoi s’inquiéter puisque visiblement elle est partie résoudre le problème !  

De son côté Jérôme a repéré un gars qui poireaute aussi. En fait c’est lui.  Elle arrive… bref, 5 mn après, les voitures (1 break et 1 grosse berline) sont au pied des cartons. 7h45 : on part pour le 1er trajet, il faudra un 3ème trajet (un 2ème pour le break ) car seuls 2 cartons à vélos sont rentrés,  Jérôme reste au camping avec les autres.  A 8h,  ils déposent le 1er convoi à l’aéroport.  On s’occupe d’aller chercher 3 chariots et on attend Jérôme. 

Dès qu’il est là, on part à l’enregistrement.  Je trouve la dame pas très serviable. On enregistre nous cartons de sacoches et nos vélos qui vont en soute. Elle garde les petits cartons,  coup de bol : 19 kg et 19,6 kg, on avait droit à 20 par carton.  On part ensuite amener les vélos à la machine qui les avale.

Il n’est pas 9h00, on est dans le timing.  On prend 5 mn pour petit dejeuner ! La dame nous a parlé de la porte 3, il est inscrit partout 9 pour embarquer.  On suis ça et on passe le barrage de contrôle des bagages à main.  Raphaël a bippé,  il a eu droit à un contrôle physique supplémentaire,  j’ai rien compris. A l’allé, ça avait été Liséa,  mais je n’avais rien vu,  Jérôme  me l’avait dit après !  On continue à suivre porte 9 pour l’embarquement.  On arrive,  c’est étrangement vide alors qu’il y a des appels micro !  Jérôme fait 1/2 tour et va voir : direction porte 3 en courant.  On passe rapidement l’enregistrement et on prend un bus qui nous conduit à l’avion.  Y a pas grand monde,  on est dans les derniers. Un passager nous dit : » alors ?  Après les vélos, le jogging ?  » visiblement on n’est pas passé inaperçu à courir nous sacoches sous le bras !  

On s’installe. Il manque un passager qui a un problème avec son passeport. Visiblement,  il y a un ado flippé derrière moi ! Il demande à l’hôtesse de l’air si c’est normal la flaque qu’il a vu au pied de l’avion. Sans doute la climatisation.  J’espère qu’il ne fera pas de crise d’hystérie pour faire flipper les autres …
Finalement on décole avec une bonne  10aine de minutes de retard pour 2h05 de vol.  Météo idéale sur tout le vol, on monte à 11 000 m d’altitude à une température de -54°C.

On dit au revoir à la Croatie depuis le hublot.  

Le vol se passe très bien.  On atterrit, on passe lentement le contrôle d’identité et on se retrouve à attendre nos bagages comme une tonne de gens. Les vélos du côté des bagages hors format, les cartons avec les sacoches du côté des valises. 3 cartons de vélo arrivent assez rapidement. Pas le reste.

On recroise un jeune qu’on a vu ce matin à l’enregistrement des bagages.  Lui n’a même pas emballé son vélo dans du film plastique,  et c’est passé ! On le recroise quelques minutes plus tard. Il a récupéré son vélo plus au fond ; Jérôme et Liséa partent voir.  On reste là à surveiller la sortie des petits cartons.  Finalement tout arrive presque en même temps de notre côté.  Les gens se précipitent et nous bousculent, comme si on n’étaient pas assez déstabilisé par notre chargement ! Grrr bon retour à la civilisation ! 
Allé,  on a tout, on sort ! Et on s’installe presque juste devant sur le parvis.  C’est parfait c’est à l’ombre. Jérôme attaque la préparation des vélos, moi des sacoches plus la destruction des cartons si longuement préparés l’avant – veille ! 

Une dame de l’entretien passe.  Je lui demande  où je peux mettre mes gros cartons ! Elle me dit qu’elle va  appeller quelqu’un qui va passer les chercher. Je m’inquiète de ce que pourraient penser les militaires s’ils passent avant,  ça a l’air de la faire marrer,  elle me dit que ce sera sorti avant ! Sauf qu’on a bien encore perdu 20 mn et que personne n’était passé….

Bref,  on prend la route à  14h 45. 

Rapidement on trouve une piste cyclable, et au bout de 7 km on est déjà le long du canal en piste isolée, c’est trop tranquille ! C’est le canal latéral de la Garonne,  qu’on a fait l’année dernière dans l’autre sens !

C’est pas tout, mais on n’a pas encore mangé !  On finit par sortir du canal et trouver une boulangerie et un supermarché.  Plutôt que rebrousser chemin pour retrouver la piste, on continue pour la rependre plus tard.  Ce qu’on n’a pas capté, c’est que la voie ferrée étant entre nous et le canal, il faut avancer jusqu’à  trouver un passage ! Bref on finira par manger à 16h30, au bord d’une écluse !  Ce pain français nous cale, on mangera même pas la moitié de ce qu’on a acheté !  

On reprend la route et on mange les km ! C’est tout de suite plus facile sur du plat en piste isolée !  

On décide de se poser à Moissac (après avoir passé le monumental pont canal dans l’autre sens) après avoir fait quelques courses à nouveau. Mine de rien, la journée a été chargée ! 

Originalités et différences en Croatie.

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La bière est servie au 1/2 litre, elle est bonne et pas très chère. La leader sur le marché (de ce qu’on a vu) est l’Ožujsko. Il fait dire qu’ils mettent le paquet en publicité. 

Ils en font même une peu alcoolisée et aromatisée au citron qui passe très bien quand le peu de km parcourus dans la journée ne donne pas vraiment droit à la bière de la récup’.

Les paquets de pains de mie ont la même taille qu’en France, mais les tranches sont rangées différemment… plutôt qu’une colonne,  il y en aura 2 côte  à côte..

On trouve pas du papier toilette en pack de moins de 10 rouleaux.

Il y a peu de boîtes de conserve, pas de haricots verts par exemple…

Les gens fument  aux terrasses et à l’intérieur.

On ne trouve pas de semoule…

On ne trouve pas de compote…

Les yaourts sont à l’unité.  

On trouve du Nutella mais on s’en est très bien passé !  Je n’ai même pas regardé le prix !

Les glaces de chez le glacier sont à 7 kunas (1€) la boule en moyenne sauf à  Dubrovnik où ça atteint 10 à 12 kunas.

L’eau dans les cafés et les restaurants est payante. On ne nous propose pas d’eau du robinet. Pourtant Ivana nous a dit qu’il y a plein de sources en Croatie.  Elle nous a dit :  » c’est le seul pays au monde où on lave les routes avec de l’eau potable ! « . 

Très peu mettent la ceinture de sécurité,  ni le casque en scooter d’ailleurs !

Les gens parlent tous parfaitement anglais.

Les markets et supermarkets sont ouverts de 7h à 22h. .. parfois 23h. 
Ils ne rendent pas la monnaie exacte, ils s’embêtent rarement avec les centimes, ils arrondissement aussi bien au supérieur qu’à l’inférieur. 

Le légume phare semble être le paprika.

Ça ne semble être ni plus ni moins qu’un poivron blanc / vert clair… j’en avais discuté avec Ivana. J’imagine qu’il y a plein de façons de le cuisiner, mais elle m’a dit : »tu fais une sauce bolo un peu épaisse, tu ajoutes du riz (j’ai oublié de demander s’il devait être cuit…j’imagine que oui), du paprika en poudre (qui n’est pas fait avec celui-ci,  j’ai demandé, mais du paprika en poudre ils en mettent partout aussi) , tu farcis ton paprika/poivron et tu fais cuire. » « Au four ? » « Non,  à la vapeur… ».

Les feux tricolores passent toujours par l’orange : vert orange rouge ET  rouge orange vert. 

Beaucoup de français après le 14 juillet !  

Pour revenir à la nourriture, on a également vu régulièrement ce type de pâtisseries salées :

Ça semble être fait avec un équivalent de feuilles de brick,  les ronds sont garnis d’un mélange type ricota/épinards, les ovales enroulés de fromage, les longs de pommes de terres bien assaisonnées au poivre, et il y en a aussi avec une sorte de pâte feuilletée qui entoure une saucisse genre de Strasbourg. .. 

Bon, et notre grand regret, c’est de ne pas avoir goûté le cochon grillé : 

On y est toujours passé à côté quand ce n’était pas l’heure, ou pas le moment, ou sur un bord de route pas. .. (?) champêtre, on aurait bien voulu goûter ça dans une ferme auberge telle qu’on en a connue  en Corse. On a repoussé en se disant qu’on ferait ça un jour de pause à Cres, puis à Korcula,  puis vers Dubrovnik. .. mais ces jours là, on n’en a pas trouvé… on sera vraiment obligé de revenir !!! 

Publié depuis l’arrière du tandem, en bordure du canal latéral de la Garonne, tout en pédalant bien sûr ! (29 07 2016)

Dernière (vraie) journée en Croatie 

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Jeudi 28 juillet. 

On se retrouve piétons ! On part faire les courses tous ensemble à pieds ce matin et se promener sur le front de mer. 

Rien de spécial aujourd’hui.  Juste une journée de vacanciers à la plage ! 

A un détail près. .. Les enfants ont trouvé un super plongeoir (à leurs yeux ! Pas aux miens !).  Je précise que ça a été réalisé sous la surveillance de leur père…

Les images,  quand même. .. histoire de faire flipper les mamies …

Bon et puis on rentre et on plie un max d’affaires pour faire au plus vite demain matin ; et on boit un coup à la santé de ce voyage et de ce pays où on remettra certainement les pieds ! 

Préparation au départ et visite de Dubrovnik 

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Mercredi 27 juillet

Comme prévu, après le petit déjeuner, on attaque le démontage des vélos et la création des cartons. 

Il fait chaud même si on est à l’abri d’un oranger, l’opération se soldera par une bonne douche fraîche. .. 5 heures plus tard ! Va peut-être falloir qu’on étudie l’option des sacs à vélos parce que ça nous a pas fait marrer ! 

Pour le transfert à l’aéroport,  on a discuté avec le gérant du camping,  il nous propose de gérer ça avec lui et sa voiture et un collègue à lui qui a un fourgon/break (?) pour 240 kunas soit environ 30 €. On prendra cette option ! 

On mange vite fait et on décole à pied pour Mlini, la petite station balnéaire en contre-bas  à 5 mn. De là, on prend une navette – bateau pour Dubrovnik, celle de 15h. 

On va avoir enfin la vue sur la ville par l’entrée maritime. Quoique. ..l’orientation du bateau et le monde font que la chose n’est pas si impressionnante,  en tout cas pas de jolie photo…

La ville est très belle,  les monuments sont en très bon état.  Apparemment, les remparts n’ont jamais été abîmés par les guerres et le reste a bien été  reconstruit ou rénové. Les pierres des monuments sont propres,  forcément tout est piétonnier, ça donne d’assez belles couleurs.  Encore une fois, beaucoup de monde et beaucoup de parasols et de terrasses qui empêchent d’avoir des vues d’ensemble sur les places. En revanche,  il y a aussi de jolies petites terrasses dans les ruelles. 

Il y a beaucoup de fontaines dont l’eau est fraîche et potable,  ce qui est très pratique.  

La série Game of thrones et le film Star Wars 8 ont été (partiellement) tournés dans la ville.  Les boutiques de souvenir n’ont pas manqué de s’en emparer ! 

Finalement,  on repartira par le bateau navette de 20h30 et on verra la nuit tomber sur la ville. 

De Korcula à Mlini  (en passant par Dubrovnik)

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Mardi 26 juillet.

(17 km + 14 Km = 31 km)

Départ vers 9h00 du camping.

Le bateau n’est qu’à 10h10,  mais les garçons, très à cheval sur les horaires, veulent assurer le coup,  même si on a que 3 km à faire pour se rendre au quai. Jérôme a un doute sur le quai d’embarquement parce qu’il a vu la direction Dubrovnik indiquée depuis un autre quai de l’autre côté de la ville sur une carte.  Pourtant j’ai bien demandé à un gars de la compagnie la veille… le quai est bombé mais il trouve le moyen d’encore s’interroger ! Grrr…voilà une heure d’attente en plein soleil à voir les gens toujours essayer de grappiller une place pour être les 1ers à monter dans le bateau,  trop la classe ! 

Le bateau arrive enfin avec une 12aine de minutes de retard. Un groupe qui vient de descendre stationne 2 mètres  devant la sortie de la passerelle.  Quand vient notre tour de passer sur la passerelle,  des abrutis trouvent le moyen de nous doubler,  me gênant le passage d’un vélo à l’autre pour aider à pousser sur cette passerelle en pente plutôt raide ! On bouillonne !  Les gens de la compagnie n’assure même pas la circulation. 

On positionne les vélos sur le bord comme la dernière fois. C’est le même employé que la dernière fois qui aura un petit geste sympa.  Les autres sont indifférents.  

On quitte Korcula. 

Jusqu’au 1er arrêt du bateau à l’île de Mljet, on attend en vrac dans les escaliers, on n’a même pas une place où s’assoier. Ensuite, des place se libèrent et Liséa a géré l’accessibilité du Uno pour passer le temps durant la traversée.  

On arrive à 12h un peu passé à Dubrovnik. On avait lu dans les guides qu’il ne fallait surtout pas louper la vue sur Dubrovnik en arrivant par la mer.  On se rend à l’avant du bateau avec Raphaël un peu avant la fin.  Rien du tout.  On n’arrive visiblement pas par le bon côté.  Impossible de rejoindre Jérôme et Liséa de l’autre côté du bateau, tout le monde s’est agglutinés vers la sortie. De toute façon il faut qu’on attende que tout le monde sorte…

On sort donc les derniers. La marche arrière est un peu dure à négocier ; mais on n’a pas le temps de réfléchir que le seul gars qui avait l’air compréhensif de la compagnie est déjà en train de soulever l’avant du vélo pour débloquer la situation.  On ne l’aurait pas fait comme ça.  Mais il l’a fait de bon coeur et c’était efficace.  Forcément c’est pas moi qui allais soulever comme ça.  On le remercie bien et une fois de plus.  Je crois qu’on n’aura jamais entendu le son de sa voix…

C’est parti. On a repéré un camping entre Dubrovnik et l’aéroport. L’idée est d’aller se poser et de régler nos questions logistiques avant de visiter Dubrovnik. 

Comme d’hab ‘, le soleil tape, il n’y a pas d’ombre, ça monte dessuite et de façon continue.  14 ou 15 km de montée ! Après 2 jours de repos, c’est raide ! On s’arrête quand même 2 fois pour profiter de la vue plongeante (et oui c’est l’avantage quand on monte!) sur Dubrovnik.

On s’arrête se ravitailler au supermarché et on se gare à côté de 2 cyclorandonneurs garçons qui nous demandent d’où on vient.  Ce sont des belges !  Encore des belges sympas, partis de Belgique en même temps que nous,  mais ils poussent jusqu’au Monténégro, finissent  dimanche également,  et font une 100aine de km / jour. Finalement on poussera un peu plus loin ensemble et on pique-niquera ensemble à  l’ombre.  Puis on se sépare quand on prend la route et nous n’irons pas beaucoup plus loin.  Le camping est au dessus.  On remonte.
On s’installe dans un petit camping qui n’est pas à proprement dit joli, mais qui a de beaux arbres fruitiers, un oranger et un kaki énormes, des amandiers, des cognoissiers, des néfliers du japon… Apparemment, la plage est en contre-bas à 5 mn à pieds. 

L’objectif de l’après-midi est de trouver des cartons pour s’enlever ce souci en priorité. On a repéré une sorte de zone commerciale avant d’arriver qu’on estime à 4 km, on devrait trouver. C’est du bol parce qu’on en aura pas vu beaucoup et et il semble qu’il y ait un magasin de bricolage.  

C’est reparti dans l’autre sens. On remonte l’unique descente qu’on aura eu de la matinée et la route nous paraît interminable ! Bon finalement c’était plutôt à 7 km ! 

Du coup on trouve du gros scotch marron dans le 1er magasin qui est de bricolage.  On demande pour les cartons, on nous conduit à l’arrière et nous laisse nous servir.  Il y en a quelques uns de grands mais dans l’ensemble il faudra qu’on fasse de la reconstitution. 

On fait notre stock.  On tente d’accrocher tout ça aux vélos.  C’est loin d’être concluant,  en plus avec les côtes et la circulation qui nous attend, on ne peut pas jouer.  On retourne à l’avant du magasin avec notre stock et on vit un petit moment de solitude et de réflexions tantôt rageuses (pas moi) tantôt silencieuses.  Jérôme part faire le tour de la zone avec le vélo de Raphaël pour voir s’il y a une location de voiture, sans succès. 

Un taxi s’arrête faire une course.  Je l’interpelle.  Il nous propose 100 kunas, environ 13 €. On n’a pas vraiment de référence en terme de taxi.  On pense alors qu’il y a 4 km (en fait il y en a plutôt 7), mais on n’a pas bien le choix.  On valide.  On le laisse faire sa course et on s’organise.  Jérôme partira avec lui et reviendra en courant.  Ça lui permettra de se rendre compte que son entorse de la cheville de début juin n’est pas tout à  fait remise… de notre côté on a trouvé un petit rouleau de plastique d’emballage à bulles et fait les courses. On récupère encore une sorte de cellophane dans un conteneur que les enfants coincent sur leurs porte-bagages et un carton en route. J’ai les courses et le carton sur les genoux,  car on a ramené les sangles et tendeurs en même temps que les cartons.  On ressemble vraiment à rien ! 

On est content d’arriver et on fête nos cartons et nos 1000 km. Bon y en manque peut être un, mais on a bien dû faire quelques arrondis à l’inférieur de temps en temps, alors on va dire qu’on les a !  

Demain,  on commence à emballer les vélos et reconstituer nos cartons histoire de se rassurer,  même si on va en garder un pour aller faire les courses, puis on ira visiter Dubrovnik,  probablement en bateau bus ! 

Journée à Korcula 

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Lundi 25 juillet.

15 km.

Comme envisagé, on a plié nos affaires ce matin dans le but de nous rapprocher de Korcula. 

Pendant que nous préparons le petit déjeuner, les enfants sont allés acheter du pain à la camionnette de livraison. Pendant qu’ils faisaient la queue, une dame a engagé la conversation avec eux. Elle nous avait vu passer en vélo. Les enfants reviennent en nous disant qu’on est invité à boire le café. La dame nous fait coucou. Les enfants s’amusent de leur innocence, ils lui ont demandé en retour de quelle région française elle vient, en fait elle est belge. Encore une belge sympa ;-).

On descend boire un café avec le couple fort sympa qui vient pour la 3ème fois en Croatie en camping car, tout en changeant de coin. Le café est super bon, ça nous change et ça fait du bien. Elle se doutait qu’on n’en buvait pas du bon tous les jours… en plus ça nous permet d’être à l’abris sous leur auvent, parce qu’on a droit à une bonne averse ! C’est pour ça qu’ils parlent de climat subtropical et que tout est vert ! 

Finalement on décole pour Korcula. Depuis la route, on a une jolie vue plongeante sur la vieille ville.

On trouve un camping à 2 km du centre et à 300 m de toutes commodités en terme de ravitaillement ! 

On s’installe, on se ravitaille, et on part s’installer au bord de la mer, comme d’habitude, pique-nique / baignade.

En fin d’après-midi, après un petit dessalage, on part visiter la ville. 

Apparemment, Korcula revendique que Marco Polo y est né mais peut ou pas de documents en attesteraient. Cela dit la ville et quelques commerçants  jouent quand cette carte au niveau touristique…

Demain encore catamaran, ce coup-ci direction Dubrovnik. Ça sent la fin …

En catamaran vers l’île de Korcula (Dalmatie du sud).

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Dimanche 24 juillet.

25 km.

Réveil 6h15 pour être à 7h10 à l’embarquement.  Avant de partir, Festna  vient nous saluer et nous proposer un café mais on ne veut pas prendre le risque d’être en retard.

On arrive rapidement au port et on repère plus facilement notre bateau aujourd’hui, au petit matin et sans la foule ! 

C’est le bleu il paraît petit parce qu’il y a un énorme derrière mais en fait il est de taille conséquente.  On attaque sagement à faire la queue pour rentrer. 

2 vélos sont déjà dans la file. La passerelle pour monter dans la bateau est plutôt très large, c’est une bonne nouvelle.  Le personnel ne déborde pas d’amabilité pour nous aider et nous dire où nous mettre mais au moins ils ne nous ont pas refusé ! Nous nous installons et déjeunons à bord.  La traversée passe vite.  Vers 10h,  nous arrivons sur l’île de Korcula dans la ville de Korcula.

On décide d’aller se poser au camping et de revenir visiter une fois déchargés.  On se dirige vers un camping repéré sur le routard et annoncé à 5 km. Finalement le camping sera à 8 km de Korcula et il casse pas des briques. Mais le coin plage, juste de l’autre côté de la route est très agréable.  Comme souvent le midi, on y fait baignade pique-nique,  baignade, et sieste pour nous les grands. 

On a renoncé à aller à Korcula aujourd’hui… Dire « trop loin » n’est pas très cohérent quand on sait qu’on a déjà fait plus de 800 km, mais c’est quand même un peu ça.  On a bien droit à quelques incohérences. ..
On se dit qu’on se rapprochera demain de Korcula et qu’ainsi,  ce sera plus facile d’être à l’heure au ferry mardi sans avoir à brancher le réveil trop tôt…

Cela dit,  il faut quand même qu’on reparte pour se ravitailler.  C’est l’occasion de voir un peu plus cette île,  qui est très verte. On pousse jusqu’à Kneže. 

On voit en face la presqu’île de Pelješac. 

C’est très vert.  Il paraît qu’il y a un climat quasi subtropical et que tout y pousse ! 

Bon l’île est très belle mais il n’y a pas grand chose,  on repartira en arrière pour trouver à manger. 

Retour au campement et soirée classique. ..

De Trogir (Seget) à Split – visite de Split. 

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Samedi 23 juillet.

41 km.

Départ camping sans doute vers 9h. Quand on a payé, la patronne nous a offert un petit sachet de lavande estampillé au nom du camping . Apparemment, tout le monde n’y a pas droit, mais elle regardait particulièrement notre petite troupe par la fenêtre de son bureau…

La route est boff boff. Une route transitoire quoi.On passe l’aéroport. Au début on a quand même de beaux paysages…

… puis on se retrouve rapidement « coincés » entre des maisons à droites et des maisons à gauche, sans vue sur la mer. 

L’arrivée à Split n’est pas folichonne non plus, d’abord les zones industrielles, puis les immeubles. ..

On arrive vers 12h et on commence par se rendre au départ des ferrys pour se faciliter la tâche demain matin. Ça fourmille de monde ! On n’y voit rien entre la quantité de gens et de gros bateaux,  yachts, ferrys, croisière.  On cherche à se faire renseigner, mais ce n’est pas très efficace !  On finit quand même par trouver, une bonne chose de faite ! 

Maintenant recherche d’un lieu pour dormir ! On écarte  tout de suite l’option camping qui est à 7,5 km alors qu’on doit être au port pour l’embarquement à 7h10, et qui en plus est cher. Bien sûr,  à force vous l’aurez deviné, pour trouver une chambre, il faut monter et on est en plein soleil ! Split est une ville très sollicitée apparemment, il n’est pas très simple de trouver une chambre sans réservation à  cette période ! On a bien compris, notre recherche a bien dû prendre 1h30 ! Et ça aurait peu durer encore plus longtemps si une dame qui rentrait de faire une course ne nous avait tout simplement pas dit « hello ». Comme d’hab’, on monte, peut-être à 6 petits km/h, donc forcément elle a le temps de nous saluer et du coup on se dit qu’on va lui demander si elle voit où on peut aller.  En fait elle habite là et elle a une location libre 2 jours si ça colle à nos besoins.  

C’est encore une fois pas folichon vu de l’extérieur. .

De l’intérieur c’est tout à fait correct ! De toute façon on ne peut pas se payer le luxe de chipoter ! On avait mis le compteur à zéro  au port,  histoire de voir l’éloignement,  le compteur est à 5 km avec nos tours et détour on ne doit être qu’à 3 km du port. On se décharge, on se rafraîchit et on repart vers le vieux Split pour visiter. 
Rien à  voir avec la nouvelle ville pleine de moches immeubles et de grandes avenues. 

Le centre ancien est sans voiture. D’ailleurs l’un des accès est original puisqu’il faut passer dans une sorte de crypte souterraine, où se sont installés des vendeurs de souvenirs  et un accès visite des cryptes payant.

On ressort face à l’église et au sphinx.

La ville est faite de petites ruelles et de bâtisses anciennes et travaillées.

Une autre entrée de la ville nous montre une grande statue de Gurgura Ninskog qui a oeuvré pour que le Croate remplace le latin à l’église.  

On se promène encore dans la ville. 

…jusqu’à tomber sur la place Republike Prokurative d’inspiration vénitienne : 

Cet endroit est moins fréquenté, pourtant, c’est juste à côté sur centre (très) ancien. La vielle ville qui continue a du charme et est plus calme. 

On revient par le port. Les enfants s’amusent d’un accident d’hameçon.

On reprend les vélos et on part faire un tour à la plage, puis après avoir fait quelques courses on rentre.  

Dès notre arrivée,  Festna, la propriétaire nous offrira un coup à  boire agrémenté d’écorces d’orange confites qu’elle fait l’hiver avec les oranges de son jardin… elle ne fait que parler.  On comprend assez bien son anglais ( quoi que… on n’a pas vérifié si on a compris la même chose 😉 ). Au moins pendant les vacances, les enfants ont bien compris  l’importance d’apprendre des langues ; c’est une très bonne expérience ! Elle parle tant qu’on finit par manger tard, pourtant le réveil sonnera tôt pour prendre le bateau dimanche matin,  une sorte de catamaran géant et rapide dans lequel on n’est même pas sûr que notre grand vélo passe. …