Mois: juillet 2016

Repos à Trogir…

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Vendredi 22 juillet. 

20 km

Réellement, on ne s’est pas posé à Trogir mais à Seget, aux portes de Trogir.  

Le but est de visiter Trogir ce matin et de flâner vers les plages plus sauvages de la presqu’île de Ciovo voisine l’après-midi. 

Donc on part pour Trogir. La ville est très belle et encore une fois pleine de monde. Beaucoup de monuments, c’est encore une ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. On y compte au moins 5 clochets, de beaux palais ou anciens palais, et des palmiers sont plantés le long du port ; étrangement on n’en a assez peu vu jusqu’ici. Et bien sûr dans le port plein de bateaux qui en jettent plus les uns que les autres, même si moi ça me fait pas grand chose.  

Les monuments et ces villes chargées d’histoire sont magnifiques, mais il est toujours difficile d’avoir une vue d’ensemble avec les grands parasols des terrasses des cafés, ou des photos sympas des ruelles à cause des pancartes publicitaires et des fils électriques. .. en même temps je pense que les rues pavées sont d’époque ! Les pavés sont bien lissés !  Combien de personnes ont pu fouler ces rues depuis des siècles ? !

En fait, on y repassera en fin de journée, la place centrale sera passée à l’ombre et la foule sera partie à la plage,  c’est déjà plus agréable. 

La ville est constamment survolée par les avions de ligne ! Finalement l’aéroport de Split est plus très de Trogir que de Split. Du coup, on a même été dans l’ombre d’un avion tellement ils passent bas sur la ville. 

Après avoir organisé notre ravitaillement pour le midi dans le marché de la ville,  on prend la route de la plage vers la presqu’île de Ciovo.  On se retrouve dans les bouchons, en plein soleil, et comme toujours dans ce genre de « mésaventure »… ça monte ! 

Cette presqu’île compte un nombre impressionnant de citronniers aux petits citrons verts. On a même vu un énorme oranger chargés de fruits dont les propriétaires pouvaient se servir depuis le balcon du 1er étage. .. et depuis celui du 2ème étage !  Sans compter le nombre de grenadiers chargés de fruits que l’on voit depuis déjà plusieurs jours.  Sortis de la ville, on se retrouve  (forcément puisqu’on a monté) à surplomber la presqu’île,  ce qui nous donne l’impression d’être très loin des plages tant rêvées  (alors qu’on sue à grosses gouttes sous le soleil). On quitte la route pour prendre un chemin en cailloux qui finira à son tour par descendre de façon abrupte, puis par desservir des petits chemins à peine praticables en tongs (alors je parle même pas vélo !). 

On accroche les vélos et c’est parti. On finira pour trouver notre coin pour passer l’après-midi. 

Ce coup-ci ce sont les étoiles de mer qui sont nombreuses et qui intègrent un aquarium construit par les enfants avec des pierres pour mieux les observer.

Pour clôturer cette bonne journée,  les enfants réclameront encore une baignade nocturne au pied du camping. Ce coup, c’est Liséa qui sortira avec des aiguilles d’oursin sur les doigts. Un partout, la balle au centre ! Dans son malheur, elle a du bol,  la grande majorité des aiguilles sortent encore de 2 ou 3 millimètres, si bien que j’arrive à les lui sortir tout de suite à la main.  Elle ne râle même pas !

Une douche et au lit !

En route vers Trogir (Brodarica -Seget)

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Mardi 21 juillet 

54 Km – 400 m D +

Départ vers 9h du Camp Sani de Brodarica. Christina et Roméo, les gérants du Camp, se joignent à  notre photo de départ. 

On prend la route et rapidement on a vue sur la charmante île de Krapanj où nous étions hier.

Au  bout de 5 km, on doit choisir entre la route côtière qui contourne la montagne et la route qui coupe par la montagne. Le panneau pente à 10 % et la vue sur la route qui nous attend nous aidera à décider. .. on passera par la côte ! 

Ça montera aussi, faut pas se leurrer… mais ce sera aussi très joli ! 

Petite  étape aujourd’hui (54 km hihihi)… à 14h 45, on atteint un camping ni trop gros,  ni très petit, au bord de la mer… 

Petite plage en cailloux. .. on y passera une partie de l’après-midi.  Les petits cailloux,  c’est trompeur ! Raphaël abandonnera  ses chaussures en plastique et finira avec 12 aiguilles  d’oursins dans le pied… 

Heureusement, il a un mulet de secours…

Bon… le plat est arrivé. ..

Bon finalement,  les photos ne sont pas passées pendant le repas.  Info supplémentaire,  les enfants ont eu droit de faire une baignade nocturne en rentrant,  mais les photos rendent pas. .. et tout d’un coup,  sur la rive en face, un feu d’artifice. ..

Virée sur l’île de Krapanj.  

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Mercredi 20 juillet.

10 km

Sur les conseils des gérants du Camp Sani, on a décidé hier de passer la journée sur l’île de Krapanj. On avait discuté  avec eux de nos projets de rejoindre Dubrovnik depuis Split en ferry, sans savoir vraiment ce qui existait.  Nous déjeunons aux tables mises à la disposition des touristes quand la dame vient nous voir avec les bonnes infos tirées d’internet. Elle a même passé quelques  coups de fils pour vérifier et nous indique que toutes les places sont prises avant dimanche.  Il est donc préférable que nous prenions nos tickets en ligne dès maintenant. Elle nous prête son ordi et nous accompagne dans nos démarches. On décide aussi qu’on fera une escale à l’île de Korcula, on hésitait avec Hvar, et du coup on a écouté les conseils des locaux… 

Finalement il est 10h quand on part du camp, ça annonce donc qu’il faudra attendre 11h pour le prochain bateau pour Krapanj. C’est pas grave il faut qu’on achète à manger et qu’on repère l’embarcadère ;  on commence par ça.  Le bateau vient de partir, la traversée ne prend que 3 mn… le temps qu’on prenne nos billets, il est déjà en train de revenir avec une camionnette sans doute de ravitaillement de l’épicerie d’en face. Du coup, le caissier  nous signale qu’on pourra le prendre dès qu’il arrive… ça sent la bonne journée.  

L’île de Krapanj est la plus petite île de l’archipel de Šibenik  (0,36 km2) et la plus basse de l’Adriatique aussi, à peine 1,5 m d’altitude (hummm, cette île est faite pour nous). Il est dit qu’avec le réchauffement climatique, elle devrait être submergée en 2150. Elle compte 170 habitants permanents. Un 1/3 de l’île est en forêt, petites plages de cailloux  tranquilles, les maisons sont concentrées sur la façade qui fait face à Brodarica et c’est fini. 

En faisant quelques pas sur un chemin en sortant de la plage on aperçoit déjà la plage d’en face.

Bref on se trouve une plage, masque tuba, cueillette de coquillages, tentative de lézardage sur les cailloux  saillants, on profite bien. La vue est magnifique.

On reprend les vélos après manger histoire d’aller voir ailleurs… tiens tiens. .. Raphaël a crevé à l’avant. Il poussera jusqu’à ce qu’on arrive au port sur un support stable. Sorti de la « ville », les chemins sont en cailloux, mais du coup, rien n’est bien loin. 

Les enfants n’ont même pas pris la peine de s’habiller ; on se rend compte que Liséa a son maillot assorti à son vélo !  C’est pas fait exprès ! 

Jérôme prend sa photo : 

Finalement on passera l’après-midi dans le secteur un peu plus urbanisé, histoire d’avoir ce coup-ci un sol plus plat pour lézarder, et accessoirement faire la sieste  (sauf les enfants bien sûr ! ).

Mince ! On loupé le bateau de 17h 45 qui aurait pu nous ramener sur le continent.  Le prochain est à 19h30. On est obligé de tuer le temps…

Finalement le capitaine du bateau vient nous chercher à la terrasse du café pour nous proposer de partir à 18h35 ! Banco ! Faut dire qu’on nous repère facilement avec notre engin !

Re – mince,  en sortant du bateau Raphaël est encore à plat. Finalement,  ce n’est pas 1 mais 4 rustines qu’il a fallu lui mettre ! Et au moment où on croit que tout est réglé… pchhhh la roue arrière de Liséa ! Là il y a du produit anti crevaison,  parce que c’est compliqué de démonter avec le porte-bagage. Jérôme s’occupe de tout ça.  Ça devait aller. ..

Le monsieur du camping nous offre une bouteille de vin rouge,  on lui offre un tour en vélo ! Tout le monde est content ! Et bien sûr, il y avait des spectateurs !  

Finalement,  encore une journée record niveau crevaison.

De Zadar à Brodarica…

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Mardi 19 juillet

90 km – 600 m D +

Jérôme et Macmar  (notre hôte) partent rendre la voiture de location à l’aéroport des 7h30. 

De notre côté, on plie les sacoches et on se prépare. Quand Jérôme est de retour on déjeune tous sur la terrasse.  Il fait déjà chaud. 

Avant de partir,  on propose à  Macmar d’essayer le vélo.  Il veut une photo qu’on lui enverra ensuite et une photo tous ensemble. C’est très sympa ! 

C’est pourquoi je me suis fait piquer ma place sur la photo de départ. 

On prend ensuite la route. Pour sortir de Zadar, on traverse les zones industrielles,  c’est pas génial mais y a pas grand monde non plus.  
Une fois sortis de là, on commence rapidement une route côtière,  avec l’île de Preko en face. On a failli s’arrêter faire un plouf à 10h, mais si la mer était belle,  les abords (on ne peut pas parler de plage) étaient sales… on décide de continuer. 

En fin de matinée on a le lac de Vransko Jezero à gauche et la mer à droite. Visiblement,  ce lac d’eau douce fait 25 km de long…

 Finalement,  on se s’arrêta à nouveau que pour le pique-nique baignade. C’est très beau, mais l’eau est très froide… un vieux reste de la Bora sans doute ! Encore merci le Bora ! 

Les enfants jouent avec les Bernard l’ermite qui ont trouvé refuge dans des bigorneaux.  Ils leur ont fait un aquarium et les surveillent. 

On reprend la route. On a l’impression de coller à la route,  comme d’habitude, montées régulières, et en plus on a le vent de face.  Cela dit on a régulièrement de beaux paysages. 

On trouve même des panneaux spécialement pour Raphaël :

On envisage de s’arrêter à Sibenik où il y a une cathédrale et des ruelles à voir. On est peut-être pas d’humeur mais la ville ne nous fait pas une super impression… Finalement,  on a déjà 15 km dans les pattes de plus qu’envisagé ce matin, et les indications vers les campings ne sont pas abondantes, alors on trace vite, on se contente d’apercevoir le château et la cathédrale…
On trouve enfin un camping.  Il veulent nous faire payer plus de 2 fois que ce qu’on a payé la chambre à Zadar. .. on trace. Forts de nos bonnes expériences chez l’habitant,  on s’arrête à une chambre. La dame nous fait trop rire à  être stupéfaite de notre périple à vélo. Elle porte ses mains à sa tête en disant « ho my god » les enfants sont morts de rire.  Bon finalement elle nous demande 3 fois plus que ce qu’on a payé à Zadar ; autant dire que Jérôme n’est pas mort de rire du tout ! On avance. .. de toute façon c’est de l’avance pour demain ! Jérôme ne se risque pas à une autre chambre ! On avance et voyons enfin des panneaux de Camp. Ce sont des petits campings tenus par des particuliers.  On ne bataille pas longtemps. Il reste de la place,  le camp doit en contenir 10 au total et il a fière allure.  Allée centrale en béton desservant les différents emplacements de part et d’autres, en petits cailloux, sous les oliviers et régulièrement fleuris. On est accueillis par des français qui nous disent que le concept c’est qu’on s’avance, et que les patrons vont arriver.  Il n’y a pas de réception.  Aussitôt dit, ils sont là. Mais finalement on a déjà la moitié du camping autour du vélo.  

On s’installe, on discute un peu. .. Finalement on restera là 2 nuits. Demain on ira sur l’île de Krapanj.

Bonne adresse : Camp Sani à Brodarica. 

Visite du Nacional Park Plitvicka et de Zadar

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Lundi 18 juillet

Comme prévu, à  8h, on est déjà à l’aéroport en train de louer une voiture.

Nous prenons donc rapidement la route pour le parc national.  Un peu d’autoroute, un peu de routes classiques, de manière générale leurs infrastructures sont plutôt bonnes, voire même très bonnes d’ailleurs. 

Il faut payer l’entrée du parc et le stationnement. Globalement : c’est pas donné ! Mais c’est très beau.  Les lacs et les cascades se succèdent, l’eau est translucide, on voit les poissons dans l’eau claire, ils sont nombreux,  plutôt des gardons à priori et quelques truites. Ils ont découpé les différents tours et concours de lacs en circuits de marche. Le billet donne droit de couper par moment grâce à  bateau ou un petit train, on a le droit à une fois chaque mode de transport. ..De notre côté on ne prendra que le bateau, on n’a pas mal crapahuté quand même, mais ça reste tout à fait accessible  (physiquement), d’ailleurs on a fait ça en sandales. L’essentiel des cheminements est fait en petites traverses de bois, qui passent parfois sur l’eau.  


Puis départ pour Zadar que l’on veut visiter temps que l’on a la voiture comme ça pas de problème pour laisser les vélos quelque part… on a de la chance on se gare rapidement près des remparts.

Notre hôte nous avait dit que Zadar était devenue la 1ere destination 2016, ce que l’on voit effectivement écrit sur un bâtiment. ..

On arrive sur le coup de 19h30, c’est impressionnant le monde qu’il y a. Les photos ne sont pas représentatives du monde,  je tente toujours d’avoir le moins de figurants possibles…


Ce qui est génial,  c’est l’orgue marin qui a été réalisé au bout de l’esplanade… je n’ai pas de photo à vous montrer,  c’était blindé de monde, les gens marchent dessus, donc difficile à montrer,  mais regardez sur internet… il fonctionne grâce au ressac de la mer, quand une vague percute la digue, elle pénètre dans des tuyaux, en chasse l’air et produit ainsi des sons très harmonieux… 

Et puis bien sûr,  un nouveau coucher de soleil. ..

Il y a beaucoup de spectacles de rue. Les enfants adorent. 

Demain on reprend la route en vélo en direction de Split que l’on pense atteindre en 2 jours. ..

En route vers Zadar

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Dimanche 17 juillet.

115 km – 900 m D +

Le titre « journée record »  étant déjà pris, on va rester sur ce titre… mais c’est un nouveau record…

Départ. ..6h50  (tiens encore un record). Faut qu’on avance, ça fait 2 jours qu’on se repose,  on a décidé de brancher le réveil pour 6h00,  et on avisera selon la météo. ..

On se couche inquiets pour notre départ … le vent se remet à souffler… fort…très fort. On n’est pas inquiet pour notre sécurité,  on a la même tente que Nicolas Vannier utilise dans ses périples en chiens de traîneau, on a mis TOUTES les sardines, et on est à l’abris derrière un muret.. . Mais qu’est ce que ça souffle ! On pensait que ça s’était quand même plutôt calmé dans l’après-midi précédente mais ça donne l’impression de repartir de plus belle… ça suffit maintenant la Bora ! 

Finalement ça se calmera vers 3 h du matin ! Ouf… pourvu que ça tienne…

Le réveil sonne à 6h, tout est calme : hip hip houra ! On est tous en forme et on se lève motivés. 

Finalement,  après un rapide petit-dejeuner, on décole à 6h50 (nouveau record). 

Bon j’ai un peu oublié le déroulement tellement c’est allé vite.  Finalement on choisit de prendre la route côtière et non de passer par l’île de Pag qui annonce un sacré dénivelé et nous ferait cheminer au centre de l’île.  
Dessuite,  les paysage sont magnifiques, d’abord la montagne, puis la route côtière qui fait face à l’île de Pag. 

Vu d’ici,  l’île a l’air pelée et déserte, le peu de vie est semble-t-il de l’autre côté,  on saura en fin de journée que c’est relativement très pelé là-bas aussi.
Pour revenir au déroulement,  je crois qu’à 9h on avait déjà fait 26 km, à 11h :50 km, lors de notre pause déjeuner 70…

On pique-niquera à Starigrad, face à la mer. On a aperçu un banc et on s’est avancé. En fait c’est un mini camping,  il y avait juste 2 camping-cars.  Le propriétaire nous autorise malgré tout à rester 1 heure. En fait,  il nous prendra même en photo et se fera prendre en photo devant de vélo.  Les hollandais en camping-car nous porterons même des tranches de pastèque, 2 fois ! Pas qu’on fasse pitié. .. je crois qu’on fait encore une fois l’attraction.  Ce matin se sont encore succédés les levés de mains, de pouces et les klaxons. ..
On s’accordera un petit café avant de repartir. On se fait interpeler par un couple vu une 50aine de km plus tôt le matin à qui on avait demandé où trouver une épicerie ; ils étaient très surpris de nous voir là, et nous très surpris qu’ils nous interpellent alors qu’on avait eu l’impression de les déranger avec notre question d’épicerie le matin ! Je suis sûre qu’une fois qu’on a eu le dos tourné ils ont dit à leurs gamines : « si vous êtes pas sages l’année prochaine vous allez en vacances avec eux ! « .

On repend enfin la route ce coup ci en longeant le Nacional park Paklenica. Je n’ai pas de jolies photos parce qu’il y a toujours des fils électriques. .. 

Ce matin on a bien roulé, il y a eu du dénivelé mais régulièrement et doucement, entre nos entraînements sur l’île de Cres et nos jours de repos forcé je crois qu’on a fait ça à l’aise.  On nous dit que la suite est plutôt plate.  Après concertation familiale, on se dit qu’on avance au moins jusqu’à Novigrad, au mieux jusqu’à Zadar, on refera un bilan intermédiaire de l’état des troupes avant de trancher. On a quand même un penchant pour Zadar, car demain on voudrait louer une voiture et partir au Nacional Park Plitvicka Jezera. 

Aujourd’hui on est aussi en contact avec Anne-Marie, notre hôte warmshower de Trieste et son conjoint Didier qui sont en WE dans le secteur. Ils sont descendus par l’île de Pag et remonteront par la route côtière, on devrait donc les croiser.  Ils nous retrouvent effectivement une 15aine de km avant Zadar. C’est un plaisir de les revoir, les enfants sont ravis aussi. On boit un verre ensemble,  l’espace d’une heure,  et on doit reprendre la route on sait quand même pas bien comment on va s’organiser pour dormir etc… cela dit,  on prend quand même 5 mn de plus pour leur faire essayer le tandem ! 
« C’est quasiment tout plat » disaient les différentes personnes interrogées. .. Autant dire qu’ils n’ont pas le niveau dans l’oeil ! Pfff que de montées !   

Les enfants restent motivés,  ils veulent battre leur record de km/j…

On arrive aux portes de Zadar, plutôt dans la partie zone commerciale. Arrivés au niveau des concessionnaires automobiles, on se dit que ce serait bien de stopper dans le secteur toujours dans l’idée de trouver une voiture à louer et décoller tôt demain. .. Il suffit de tourner la tête pour voir des panneaux de chambres à louer.  Ça manque de charme, mais il ne faut voir que le côté pratique. .. Jérôme part en exploration pour en trouver une dans laquelle on peut stocker les vélos. On finit chez un vieux monsieur qui parle français pour avoir travaillé 6 mois en France en 1974 puis pour y avoir fuit pendant la guerre… nous partageons notre repas avec lui.  Pour une fois qu’on roule pas demain,  on s’est pris une bouteille de vin, il nous fait aussi goûter le sien qu’il fait lui même. 

On passe notre soirée à discuter et à organiser cette location de voiture.  Il nous a rapidement proposé de nous conduire en voiture aux agences de location ; c’est déjà vachement sympa. 

Bon c’est pas tout mais avec 115 km dans les pattes, il faut dormir ! 

Journée record

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Samedi 16 juillet

6,2 km…

On avait branché le réveil,  mais en entendant encore le vent durant la nuit, on l’a débranché. On finit par se lever tranquillement vers 8h et prendre notre petit déjeuner au ralenti… on va quand même pas passer une autre journée enfermés ?! 

Ça semble quand même se calmer. Ivana et Carlo nous invite à boire le café.  Il nous parle de la Croatie et de la vie là-bas. Ils ont tous les 2 des supers jobs et pourtant, ils gagnent à peine plus de la moitié d’un smic français !  Cette maison appartient à la mère de Carlo ; c’est son grand-père très débrouillard qui l’a construire de ses mains progressivement en 30 ans. Aujourd’hui ça met du beurre dans les épinards mais ce n’est pas suffisant.  L’électricité revient enfin,  on les laisse travailler,  ces logements touristiques fournissent aussi draps et serviettes, ça fait du travail. 

Le vent s’est calmé, il y a une toute petite pluie toute fine, on se décide à partir. Carlo nous indique un raccourci en cailloux, 1km de montée à pousser pour éviter 5 km de montée sur la route. On part vers 11h45.


On rejoint effectivement rapidement la grande route où attend, dans le sens inverse, une longue file de voiture pour le ferry en bas.  On fait l’attraction ; on nous klaxonne, on a droit à des levés de pouces, des V avec 2 doigts, des saluts de la main, des sourires. On arrive plus haut et on bifurque à droite, on quitte la file de voitures. On passe une sorte d’étroite vallée dans laquelle le vent s’engouffre certainement en prenant de la vitesse avant d’arriver en bas. 

On continue notre chemin et pas de chance le vent reprend.  On est quand même sur une route de montagne, on prend la décision d’arrêter.  On aura fait que 6,2 km.. 
Jérôme va demander au premier hameau si on peut planter la tente et rester à l’abris. Ils sont d’accord mais lui disent bien que ça ne sera que pour une nuit.  C’est tout ce qu’on demande !!!

On fait un maigre repas, commencé par un thé vert à la menthe pour se réchauffer ; les enfants sont ravis de cette autorisation exceptionnelle de boire du thé,  puis on se nourrit de mortadelle et de pain de mie et de 4 biscuits au dessert.  On pensait se ravitailler en route, et si on passe une nouvelle journée à rien faire, ça ira bien. Le raccourci de Carlo nous a fait éviter l’épicerie.

On passe encore notre après-midi à bouquiner et à apprendre différentes sortes de noeux, on a aussi pris de sacrés fous rires. La météo est très aléatoire, il y a de longues accalmies et des bourrasques soudaines… quand est ce que ça va passer ! Absorbés par nos bouquins, on ne sortira de notre tanière que plus tard, histoire de prendre l’air.  À notre retour,  on se fera quelques parties de Uno à 2, 3 puis 4, pour patienter jusqu’au repas.

On utilise notre gamelle de secours, de la semoule qu’on cuisinera chaude avec du sel et de l’huile d’olive.  C’est parfait comme gamelle de secours, ça ne nécessite que de l’eau et c’est moins lourd qu’une conserve. En plus, on ne trouve que d’énormes petits pois en Croatie niveau conserves. Il nous reste encore un peu de confiture et 4 biscuits. On n’est quand plus gâté qu’à Koh Lanka.  Pas de bol,  les figues ne sont pas mûres et pas de prunus dans le secteur…
Petite marche digestive au coucher du soleil…

On se couchera tôt, 21h15,  nouveau record… en espérant une nouvelle fois que la météo soit plus clémente demain. 

Apparemment, de mémoire d’anciens,  ça fait 30 ans qu’ils ont pas eu la Bora été. ..

Rencontre avec la Bora…

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Vendredi 15 juillet.

Rencontre avec la Bora = repos forcé ! !!

La Bora, c’est le vent venu du nord-est. Le routard dit que c’est un vent froid avec de bourrasques violentes. Toujours ce dernier, il nait dans le bassin de la Lika et s’engouffre ensuite à travers les cols du Velebit vers le littoral. Il rafraîchit l’air et chasse les nuages. 

De notre expérience, en tout cas pour une Bora d’été, le vent n’est pas si froid que ça,  mais il y a bien des bourrasques violentes, bien 125 à 150 km/h, pas de pluie et des nuages.

Et ça fait de magnifiques paysages… Ils sont forts les peintres en fait.  Ça ressemble vraiment à des tableaux de tempête  qu’on a pu voir. 

Ce matin on a plié toutes nos affaires et hésité à repartir… il avait déjà fait du vent toute la nuit.  On espérait que ça cesse. Mais les bourrasques restaient régulières. .. on a été voir l’agence des touristes qui gèrent les chambres chez les habitants et nous avait fait avoir la location. On nous dit qu’on ne peut pas rester dans ce logement, mais qu’on va nous trouver une solution. Effectivement, moins de 5mn après,  un gars est là, très sympathique et speed et nous aide à rassembler les vélos pour partir chez lui. Il est en scooter nous le suivons. A cause du vent,  Liséa chavire, sans se blesser !  Finalement on renonce à pédaler,  on poussera les vélos.  Bien sûr,  ça monte.  

Jérôme et le monsieur repartent avec sa voiture chercher nos sacoches restées en bas.  Nous faisons connaissance avec sa femme.  Ils sont très gentils et accueillants ; pourtant ils ont été sortis du lit par les gens de l’agence. Il nous met même un verre de shnapp dans les mains. Je m’interroge : il est 10h du matin … mais c’est offert avec bon coeur ;-). En fait,  tous les ferrys sont annulés,  la file de voitures en attente est déjà longue et c’est l’excitation au village.  On a de la chance d’avoir été « pris en charge » si vite.  Cerise sur le gâteau notre hôtesse parle parfaitement français ; ce qui nous donne enfin l’occasion d’échanger sur la vie en Croatie.

Bref on s’installe,  on va faire un tour en ville et se ravitailler. On ne va quand même pas resté enfermés !  Les enfants essaient de s’envoler avec le vent, qui tantôt nous freine,  tantôt nous pousse. La mer est étrangement déchaînée mais rien à voir avec l’Atlantique, on peut quand même se promener sur les berges, en tout cas dans la baie.

Bref, promenade au vent, parties de Uno et de Kem’s, lecture, déjeuner, rebelotte cet après-midi, coupures d’ électricité  régulières, on finit à la bougie et au camping gaz, et on est mieux que sous la tente. 

On a su que quelques ferrys sont partis et que quelques habitants en ont profité pour augmenter les prix de leurs chambres. De notre côté, nos hôtes sont un peu affligés par tout ça et nous indiquent que l’on pourra rester si ça ne va pas mieux demain.  Cela dit on aimerait que ça passe, on a déjà fait 3 fois le tour du village et épuisé toute les solutions pour mixer les équipes au Kem’s ! Et on voudrait avoir le temps de mener au périple au bout.

Rien que pour l’accueil de nos hôtes,  on recommande cet endroit si un jour vous passez par là, demandez la villa Zagorje. Ivana et Carlo.

De Cres à Stinica (Jablanac)

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Jeudi 14 juillet.

51 km – 800 m D+.

Levé 6h20 pour être sûrs d’avoir le ferry de 10h à Merag pour Valbiska…

Après une mauvaise nuit de sommeil sous la pluie et le vent,  nous plions tout, même le linge mouillé (sniff). 

On tient notre objectif de départ : 7:40.

… puis rapidement on nous annonce une côte à 8% (5 km), on bifurque vers Merag, et à nouveau on part pour 8 % (4 km)… enfin on a droit à 2 km de descente et on remonte 2 km à 10% avant enfin de descendre moins de 2 km en forte pente, jusqu’à 10%.

Une fois de plus les enfants sont increvables… on arrive au départ du ferry à 9h10, on a bien géré, et la température était idéale, il fait encore un peu gris. Bien sûr on n’a pas croisé un seul vélo…

On patiente 1 heure,  les enfants se baignent et on prend un second ferry pour l’île de Rab à Lopar.

1h30 de traversée paisible, agréable, sous le soleil partagé entre admiration du paysage et lecture.

1ere impression à Lopar, c’est magnifique. Arrivés à Lopar, on fait une 10aine de km toujours en alternance montées /descentes en direction de Rab où nous pique-niquons en bordure de l’eau. 

Nous repartons en ville pour 17h00, où nous savons qu’un bateau peut nous amener à l’île de Pag à Lun. ..s’il accepte de prendre le vélo, ce n’est pas certain. .. ce n’est pas un ferry. Le bateau n’arrivera jamais.  On se rabat sur ce qui était la solution initiale, aller jusqu’à Misniak pour prendre un ferry vers Stinica. A nouveau une 10aine de km avec le dénivelé habituel, mais le paysage change et est surprenant. 

Après un quart d’heure de ferry nous sommes à nouveau sur le continent au milieu d’un paysage lunaire. C’est proche du désert, en tout cas pas de camping mais un village,  nous optons pour une des multiples chambres à louer qui à notre grande surprise est moins chère que le camping.  On va dormir dans un vrai lit.  C’est une bonne nouvelle après la nuit dernière,  d’autant qu’il y a à nouveau du vent. 
Un petit tour en ville avant le couché du soleil et un nouveau plouf pour les enfants qui ne s’en lassent pas ! 

Repos à Cres

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Mercredi 13 juillet

(8 km maxi!)

Camping oblige,  réveil à 8h mais au moins aujourd’hui on ne plie pas et on prend notre temps.

Jérôme étudie les différentes alternatives pour ne pas se flinguer les cuisses.

Ce camping met à disposition un coin avec tables, prises pour recharger les différentes batteries et wifi, c’est bien pratique. 

Puis on part en vélo  visiter la ville et le port de Cres. 

On profite d’avoir du temps pour manger du poisson et des calamars grillés, un délice. 
Puis on part à la plage mais ce coup-ci on poussera plus loin pour sortir de la page du camping.  Après on ne peut plus parler de plage, mais ça nous convient très bien. Ils ont bétonné des petites plateformes sur les rochers, ce n’est pas très naturel, mais c’est bien agréable. Il y a plein d’oursins, on regrette pas no chaussures en plastique pas fashion. On y passera l’après-midi entre plouf, lecture et sieste en alternance…

Au fait c’est notre 1er jour de grisaille, grisaille toute relative, et quelques gouttes en fin de journée. Mince alors, ça aurait été une bonne journée pour rouler ;-).