De Marina di Pescia Romana à Passoscuro

Publié le Mis à jour le

Dimanche 16 juillet – 103 km. 400 m de dénivelé positif. 

Sous-titre : les 4 fantastiques dans Fast and furious  !

Les 4 fantastiques, c’est le surnom que nous ont donné tonton Ju et Aurore quand ils ont fait avec nous la dernière étape du périple Atlantique – Méditerranée et qu’on est arrivé sur la GRANDE place de Montpellier, devant le GRAND cinéma sous l’affiche des 4 Fantastiques…

Pour Mamie J., on va quand même traduire fast par rapide et furious par furieux…

Bref… 

On a cogité toute la soirée, interrogé des italiens, impossible d’éviter la E80 (2×2 voies) demain… au moins pendant 15 km. Par chance, le dimanche il n’y a pas de camions qui circulent, en partant tôt on ne sera pas dans le sens le plus circulant.  Et comme déjà dit, c’est limité à 70 ou 90 km/h et au moins sur 2 voies les voitures peuvent nous doubler à l’aise. 

Nous voici  donc réveillés à 7h20 et aujourd’hui pas de place pour le réveil progressif, tout le monde debout… en plus, pas de vaisselle à ranger, on n’avait pas eu l’occasion de faire les courses pour le soir, on a goûté la cuisine locale de la ferme auberge pas aimable, et pour le petit dej ‘ ni lait ni jus de fruit, des gâteaux, c’est vite mangé et rangé ! 

Ca a soufflé toute la nuit, le linge à bien séché ! On a du mal à faire des pronostics sur le sens du vent d’aujourd’hui. ..

Nous partons donc un peu avant 9h et pestons dès les 1ers km sur ce vent de face, autant dire que ça tire au niveau des cuisses ! Au bout de 4,5 km, on est à l’entrée de la E80. Les enfants ont mis les chasubles jaunes dès le départ, les lumières arrières clignotantes rouges sont installées. Je les allume, Jérôme fait le rappel des consignes : les enfants passeront devant aujourd’hui, en tout cas sur ce tronçon, on reste bien au bord bien en file indienne, on dira « plus vite » ou « moins vite » selon le besoin (On est plus lent en montée avec le poids…). C’est parti, Liséa passe devant.   J’ai le regard vissé dans mon rétroviseur pour voir que les voitures se deportent bien. Jérôme coache régulièrement les enfants. Et bien sûr, ce n’est pas tout plat, ca monte et ça descend régulièrement, plutôt faiblement, mais tout le temps.  Le vent est fort, changeant, on a quelques périodes de répis quand la route est un peu en contre bas, mais sinon ça souffle bien (enfin mal). On s’est arrêté 3 fois (y a des zones exprès, des sorties de maisons ou d’entreprises en direct sans voie d’accélération etc.), pour boire et changer le 1er de cordée, et on n’a pas eu de souci. Un peu moins d’une heure plus tard on en sort indemnes. Petite pause et c’est reparti.

Ça c’est la photo que j’ai prise pour analyser plus tard le sens de la partie concernant les vélos  (l’interdiction j’ai compris, le reste non) et le panneau s’adresse au tronçon suivant de la route.  Bref j’avais pas vu la tête de Liséa en la prenant, je la trouve trop drôle alors je la mets…

On reprend la route au milieu d’énormes champs de pastèques et de tomates (au sol) principalement. J’ai vu aussi beaucoup de fenouil aromatique (pas bulbe) et un peu de melon.  Le vent souffle. J’ai pris cette photo pour le monter mais ça rend pas. Y a la pression du vent mais y a le bruit aussi. ..

À un moment j’ai même eu envie d’hurler « bon ça suffit maintenant ! »… On avance tant bien que mal.  

Plutôt bien en fait, puisqu’à 12h30 environ on a fait une 50aine de km, on est déjà à  Civitavecchia. On fait les courses, en anticipant au cas où pour ce soir.  C’est dimanche, on ne sait pas si on trouvera quelque chose d’ouvert plus tard, déjà hier ça a été compliqué de trouver une épicerie ou un supermarché, on en a déjà loupé un ce matin qui nécessitait qu’on face 2 km en avant pour passer la voie ferrée et 4 km en arrière pour trouver le supermercato, non merci… 

Une fois ça fait, on arrive sur le front de mer de la ville. 


On fait un tour, le plage est en face, ca peut être bien… on cherche un endroit pour pique-niquer sans arriver à se décider… pas assez d’ombre, trop d’ordures (et oui ici les poubelles débordent, ils captent pas qu’il faudrait penser à en ajouter ou à les ramasser plus souvent.  Le vent aidant, c’est l’horreur, et ça tout le temps et partout.)

Bref, le camping est à 6 km, on n’a qu’à se poser  et tracer à la plage après… On s’éloigne. 

 Après quelques montées sous le soleil de midi.  On arrive dans la rue du camping.  « Hooo la voie ferrée juste derrière », je pouffe intérieurement « On est poursuiviiii » . A part à la montagne, on a toujours eu trains, avions  ou les 2 quand on s’est posé pour dormir…. bon on voyage avec nos  boules quies donc on s’en accommode mais ça me fait rire… Bref on avance et on découvre que le camping, étrangement vide, est fermé. 😕

Bon il est temps de manger, il y a une sorte de plage juste en bas, il est temps de faire une pause. On déjeunera les pieds dans l’eau. On embarque maillots, masques et tuba, nourriture et on est au point. 

Vous voyez le petit recoin avec les affaires, c’est là qu’on s’est posé. On est joueur.  Et bien une fois, une seule fois l’eau est remontée au point de passer de l’autre côté ; c’était au moment où je terminais les sandwichs 😮, on les a mangé avec une face mouillée et une face sèche. .. 

Bref, on ne se laisse pas abattre, on en profite pour se baigner. 

Quand on sort le nez de l’eau, ça sent le feu, on voit la fumée, quelque part dans le secteur où on est passé ce matin… (cf photo précédente, y a aussi la fumée).

Il est temps de repartir, le camping suivant étant à. .. 28 km… même si on sort quasi de table, vu ce qui nous attend, et comme on a nagé un moment à suivre les poissons avec nos  masques, on avale une banane et c’est reparti (+/- 15h30), direction Ladispoli. 

Bon la route, comme d’hab ‘ aujourd’hui, pas de piste, le vent, les côtes, on va pas vous saouler avec ça. Pendant tout le trajet, on continue de voir la fumée dans nos retroviseurs et on ne croise pas un camion de pompiers…

Je pense quand même que chemin faisant on a dû quitter la Toscane et entrée dans l’empire… heu non la région… de Rome !

Arrivée 17h30 environ.  Camping… fermé 😯. 2 fois dans la même journée c’est énormissime ! C’est un truc de malade ! Bon allé, il y en a un autre juste à côté… fermé ! 3 dans la même journée !!! 🤤

Bon, on se pose dans l’herbe, chacun notre smartphone à la main pour chercher un plan bis. Non un plan ter…Jérôme est encore une fois le plus rapide. .. va pour un camping à 15 km… 

On a déjà fait 88km. Encore un petit remontant, de bons gâteaux au chocolat, il fait bien ça avec une journée pareille… par contre, nos gourdes sont vides. On attaque la traversée de la ville et on voit un robinet public.  Rassemblage des gourdes et c’est parti pour l’opération remplissage. Perdu, ça marche pas. En revenant aux vélos, je me rends compte qu’on est garé en face d’une supérette.  Je pars acheter 2 bouteilles d’eau, 1 l de soda histoire de refaire le plein de sucre et des bananes pour le petit-dej’ de demain au cas où on trouver rien d’autre plus tard. 

On continue et rapidement, route bloqué.  Il y a un représentant de la Guardia zoofila ambientale.

Pendant 1/4 de seconde, je me dis : un animal féroce s’est échappé  (un loup ? un ours?) mais j’ai assez étudié la carte à la recherche d’un camping pour savoir qu’il n’y a pas de parc animalier. 

Quand le monsieur daigne bien tourner la tête vers nous et comprendre qu’on ne comprend rien à ce qu’il dit, il nous dit « fire via Aurelia closed ». Ha, c’est notre route.  Pas de fumée, pas d’odeur mais bon. .. On attend comme des « ? ». Ça valait pas le coup de refaire le plein de sucre pour attendre… Une policière municipale arrive, 60 ans bien sonnés, le carré blond vénitien parfait, un rouge à lèvre qui dessine des lèvres qu’elle n’a pas, elle n’avait encore rien fait qu’elle m’agaçait déjà… alors quand elle a allumé sa cigarette, en service, dans un contexte d’incendie, j’ai encore pesté, ce qui a beaucoup fait rire Liséa.  Un d’hélicoptère s’est posé dans le champ d’à côté.  Il a sorti sa poche à eau.  Il se met à l’oeuvre et a l’air beaucoup moins rapide que ceux vus il y a quelques jours…Les enfants ont sorti leurs liseuses, nous on est resté effarés.  Puis à nouveau agacés en voyant que certains pouvaient passer et prenaient soit à droite soit le pont qui nous intéresse à gauche. .. au bout d’un moment on a grillé le barrage. .. pour mieux se faire stopper 30 m plus loin par une autre policière municipale.  Là encore, certains passent… je décide de monter à pieds au pont pour avoir une vue d’en haut.  Toujours pas de fumée.  Comparé à celui qu’on a vu toute l’après – midi dans notre dos il ne semble pas avoir de quoi bloquer une route… (?)… en fait ça a cramé dans la descente du pont (sur les bas côtés c’est descendu vers la voie ferrée, ça  l’a traversée ; limite, on est presque plus près du feu à l’endroit où on nous fait attendre… grrr.. .

Je redescends, Jérôme monte à son tour avec Raphaël.  Il a sa dose c’est décidé, on se casse, on passe le barrage.  Liséa est sceptique, hostile même, et c’est ce moment que choisit la fumée pour apparaître.  Elle va dans le sens opposé au nôtre, on rassure Liséa et on met le turbo. Elle peste, on fonce tous ! Effectivement ça a bien cramé plus bas aussi.  Un camion de pompiers est en attente. On a vite dépassé cette zone, on continue à fond la caisse malgré tout.  Les voitures bouchonnent, on double tout le monde par le bas côté et on avale rapidement les km. 

On arrive vers 20h avec 103 km contre une 50aine prévue. On est bien des héros, mais des héros furieux. 

Même les charbons au pied de l’arbre m’agacent…

On se douche et on va boire un coup mais sans enthousiasme ce soir, pas comme quand on est rentré du Montanio. Jérôme fait encore pleuvoir des pizzas, elles sont pas chères et il est trop tard pour cuisiner. On est à côté de la « soirée disco », pas de bol, on ne s’entend pas parler et en plus la tente n’est pas loin… Ce que ne savent pourras mes 3 coéquipiers qui ronflent toujours avant moi c’est que ça a duré jusqu’à 00h30 et qu’en plus ils ont osé faire un feu d’artifice… avec le vent et une actualité d’incendie pareille ! Je suis même sortie de la tente pour vérifier que je me trompais pas.  Bon je n’ai rien vu et je vais supposer qu’ils ont fait ça sur la plage mais quand même. .. quelle journée ! 

Ps : du coup on s’est sacrément rapproché de Rome…

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Une réflexion au sujet de « De Marina di Pescia Romana à Passoscuro »

    trosdeboy a dit:
    17 juillet 2017 à 17 h 57 min

    C’est bô la jeunesse.
    Bravo à vous et bonne continuation.

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