Non classé

De Vega à Colombres par Ribadesella et Llanes.

Publié le Mis à jour le

Mardi 26 juillet. 60 km, D+ 680 m.

On part en traversant le village de Vega pour rejoindre la grande route… le chemin est moins raide que celui qu’on a descendu hier pour accéder au village mais raide tout de même, et on est froid. C’est un tout petit chemin bétonné sur les côtés, en galets au centre.

La vue est sympa.

Quand le chemin s’arrête avant de rejoindre la route goudronnée, il y a un espace en cailloux. La roue avant bloque sur un caillou pourtant pas énorme, dérape, le caillou cède et se déplace et nous, on tombe ! Presque à l’arrêt, mais c’est la chute ! On en est d’une égratignure chacun à la main gauche et de quelques douleurs supplémentaires…

C’est au ralenti que l’on continue notre chemin vers notre 1er arrêt à Ribadesella puisqu’on a lu que ça méritait le détour.

Le front de mer est une succession de villas. Alors que vu de la plage la ville a l’air petite, pour y être arrivés lentement en vélo, on sait que la ville s’étale et compte de grandes constructions collectives sur les extérieurs et dans les pentes.

On reprend la route direction Llanes, toujours aussi lentement…

On fait une pause vue sur la plage de San Antolín ; là ce ne sont pas les vaches qui sont tout près de la plage, mais la voie ferrée qui passe au bord du sable.

On se pose pour pique-niquer face à la plage de Llanes.

Je monte sur les hauteurs voir à quoi accèdent les escaliers.

Après le pique-nique, comme il y a des douches à la plage, on décide de s’y baigner…

On sèche ensuite en faisant la sieste… On repart par la partie ancienne de la ville…


Et on reprend la route, en à peine meilleure forme que ce matin.


En théorie, on longe les pics Europa, mais ils sont cachés par les nuages…

On arrive à la jolie playa de la Franca

mais les campings sont plus chers que ce qu’on a vu jusqu’à maintenant, on s’enfonce dans les terres, (le piemont ?) pour finalement trouver un prix comparable…

Tant pis il est temps de se poser…

De Gijòn à Vega par Lastres.

Publié le Mis à jour le

Lundi 15 juillet. 63 km, D+ 812 m.

On part vers 9h30, et sans échauffement on commence par une bonne montée, qui nous offre une vue sur Gijòn et sa baie…

Et on enchaîne.

Chaque jour, je pense à cet homme, une fois passé la frontière entre le Portugal et l’Espagne qui s’était arrêté nous proposer son aide, alors que, arrêtés sur la bas côté devant un énorme rond point, nous hésitions à passer par la côte, (a priori jolie) longue et escarpée ou l’intérieur des terres, à peine plus court et toujours escarpé… il nous avait conseillé la côte, pour les paysages, et nous avait dit, quelle que soit la route :  » you go up and you relax ! »

Maintenant chaque jour, dans les looongues montées et les rapides et rafraîchissantes descentes, je pense : « you go up & you relax ! »

On s’en sort bien, les muscles chauffent mais nous portent bien.

On est beaucoup dans la verdure… même si l’océan est proche, avec la forêt, on ne le voit pas.

On s’arrête prendre un café à Villaviciosa car ce matin, on a rangé la popote sans utiliser de gaz… Les enfants prennent un chocolate en taza, un pur délice, on dirait de la crème au chocolat chaude. Avec ça, tu montes un col. Par chance, Liséa a vite callé (sur la tasse, pas sur le col…) et on a fini pour elle…

On reprend notre route sous le soleil, et on choisit de quitter la N632 pour faire un détour par Lastres.

Très bon choix. Si ce n’est que ce coup-ci, bien qu’on avait pensé descendre au port, on a renoncé avant le dernier mur. La vue d’en haut nous a déjà satisfaits.

On en a profité pour goûter le cidre des Asturies qu’on nous a servi avec l’ustensile à touristes :

Sinon le gars de la table d’à côté maîtrisait bien le service genre « thé à la menthe ». On repart après une nouvelle vue sur la baie… que l’on va contourner…

On voit un peu plus souvent l’océan que ce matin… On part motivés ayant en tête que le plus gros / long de la journée est fait… mais je crois qu’on est en fait plus lents l’après-midi… ou alors comme matin et après-midi sont devenus des notions sans horaires, on trouve qu’on n’avance pas mais on compare 5h à 3 h ??? (Je suis sûre que vous avez rien compris…) bref…

Pommiers (à cidre) devant montagne… :

Vaches et champs au bord de plage… :

L’après-midi se passe et on finit par y aller nous aussi à la plage, par une petit chemin longeant le ruisseau à l’arrière du camping, puis traversant les champs…

La plage, qu’on ne devinait pas en descendant l’immense mur qui nous conduisait au camping,…(et qu’il va falloir remonter à froid demain matin) est en fait très grande.

L’eau fraîche, comme les côtes, nous rappelle qu’on a des muscles aux cuisses…😉

De Cudillero à Gijón en passant par Avilés.

Publié le Mis à jour le

Dimanche 14 juillet 2019. 64 km, D + 670 m.

Départ 9h45. Sauf que 2 km plus tard, on est déjà arrêté pour crevaison…

Puis quelques uns après pour le compteur de Raphaël.

Une fois répartis, on continue sur notre N632 ; aujourd’hui, moins de lacets, route un peu plus large, montées et descentes. On s’efforce de monter sur le 2ème plateau car c’est le 3ème qui saute… Les cuisses chauffent mais on tient le coup.

On arrive à Avilès sur le coup de midi. Comme dans beaucoup de villes espagnoles, on entre au milieu de constructions hautes aux couleurs de pierre. Les feux tricolores se succèdent tous les 20 m.

On atteint enfin la partie ancienne de la ville, concentrée autour de l’église. C’est plutôt sympa.

Le temps qu’on se pose pour grignotter et boire un café, par deux fois des personnes en profitent pour se faire photographier devant le tandem.

On repart dans les rues bordées d’arcades.

On tombe sur une nouvelle église…

On prend la direction de Gijòn, et pendant plusieurs km, on longe de grandes industries, sans doute beaucoup dans la sidérurgie… la vallée n’est pas large, les industries prennent toute la place, les pèlerins doivent trouver ça très long…

On change d’orientation et on se retrouve dans la campagne, ça monte et ça descend gentiment même avec le vent de face.

On arrive à Gijòn en passant à nouveau devant quelques industries puis on accède au bord de mer où on pique-niquera.

Après mangé, on part dans le centre ancien… comme on n’a pas vraiment préparé notre visite, on déambule sans but d’abord dans le port,

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Puis dans la vieille ville.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On repartant vers le camping, on tombe d’abord sur les arènes,

Puis sur le laboral cité de la Culture, très beau bâtiment, énorme, à l’extérieur de la ville.

…que l’on aperçoit aussi depuis le camping, tout comme l’océan…

De Luarca à Cudillero.

Publié le Mis à jour le

Samedi 13 juillet 2019. 57 km, D+ 983 m…

Départ 9h25… pas mal ! Aujourd’hui, on sait que ça va être dur, on va descendre très bas de nombreuses fois, c’est-à-dire remonter tout autant.

Voici le profil :

Et la carte qui permet de voir les nombreux lacets (petite route blanche, pas l’autoroute jaune bordée de rouge) :

Il fait gris, l’avantage c’est qu’on ne crève pas de chaud en montant, l’inconvénient, c’est que pendant les longues descentes, il fait frais… il faut au moins se couvrir le cou…

Les paysages alternent : campagne, vue sur la mer, campagne, vue sur la mer.

On croise beaucoup de vélos, ces montées et descentes en lacets sont un vrai terrain de jeu pour eux. On croise aussi plusieurs baroudeurs… et plusieurs pèlerins. On a lâché la N634 pour la N632a qui est tout aussi peu fréquentée, grâce à la proximité de l’autoroute sans doute que nous « traversons » par dessus ou par dessous à plusieurs reprises, plus souvent par dessous d’ailleurs… elle passe sur d’immenses ponts qui surplombent chaque vallée.

On avait peur mais on enchaîne bien, les pentes sont douces acceptables bien que multiples…

On laisse partir les enfants devant dans les montées. Le point rose de l’autre côté c’est Liséa, Raphaël est plus à l’avant encore.

On finit par trouver une épicerie pour se ravitailler et on pique-nique dans une aire de jeu à l’abri du vent. On repart motivés en se disant qu’il nous reste seulement 16 km et une seule énorme montée. Mais les vitesses du tandem craquent, sautent, sans qu’on comprenne pour quoi, et ça nous agace (surtout Jérôme, qui commence à dire que c’est une journée pourrie…)

On redescend tout en bas d’une vallée,

par un chemin tout petit et bien raide, où j’étais vivement sollicitée pour utiliser mon frein (pour une fois) mais comme j’étais occupée à prendre cette vue plongeante sur le village, on a un peu dérapé, j’ai entendu parler du pays ;-).

On remonte, ça craque, ça râle…

Nouvelle vue sur la mer

… avant d’arriver à Cudillero, où on a la présence d’esprit de se ravitailler pour les repas de demain dimanche également.

On se dit qu’on va quand même descendre voir le port, parce qu’une fois en haut au camping, on ne redescendra pas… Sans doute à cause du chant des mouettes, on se croit en bas mais non ! Ça descend encore et toujours et on sait qu’il va falloir le remonter tout ça !

Donc ça c’est la vue sur Cudillero depuis le port.

Ça paraît tout petit comme ça, mais ça s’étale bien sur le côté dans une multitudes de ruelles pentues.

Après de nouveaux craquements, on arrive au camping où la douche chaude fait du bien. Malgré la grisaille, les enfants vont à la piscine.

On part voir la plage à pied, elle est à 1,4 km, en pente bien sûr. Mais il se met à pleuvoir, alors on se contente du point de vue sur la mer depuis l’observatoire. Et ça nous contente ;-).

Ci dessus vue à l’ouest, ci-après vue à l’est :

Maintenant il pleut bien… On attend qu’une des 2 tables à l’abris se libère pour aller manger….

De Castropol (Plate de Panarronda) à Luarca.

Publié le Mis à jour le

Vendredi 12 juillet 2019. 58 km, D+ 750 m.

Il fait moins gris ce matin quand on part un peu avant 10h. On était bien dans ce camping calme, même si la gérante nous a fait l’affront de nous faire payer 4,50 € de plus pour « moto » ! On va lui faire essayer s’il y a un moteur dans les montées !!!

Dès sortis du camping, la vue engage à une belle journée.

On fait un petit crochet vers les hauteurs pour admirer la vue.

On attaque notre trajet en alternant la nationale 634 et les chemins autour. La route est peu fréquentée, on croise des pèlerins en matinée.

Toujours des champs, des vaches, la vue sur l’océan, des montées et des descentes…

On pique-nique à midi au Puerto de Vega. On est descendu tout en bas près du port par de petites ruelles toutes en virages et en pavés… avant de remonter pour trouver un arbre à l’ombre avec vue sur le port.

On reprend la route avec les mêmes caractéristiques que ce matin. Le re-démarrage est toujours un peu long…

On arrive à Luerca et c’est le même profil que le port de midi. On descend encore d’étroites rues pavées avant d’en remonter, avec vue sur le port.

On s’installe au camping puis on part à pied à la plage à 1 km et en pente.

C’est la plage de Portizuelo.

De retour au camping, on organise notre repas avec vue sur la mer.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

(Il faut trouver les différences sur les 2 photos ci-dessus).

Et pour finir, parce qu’il est trop tôt pour montrer le coucher de soleil :

– voilà des couleurs de boules d’ensilage qui changent…

– les conditions de vie des vaches dans les Asturies :

– un construction typique, dont on ne connaît pas encore l’usage (séchoir ?) :

– et ce qu’on voit depuis le départ avec quelques variantes architecturales qui doivent être des séchoirs à grains…

De Lourenzà (Galice) à Castropol (Asturies)(Playa de Penarronda.

Publié le Mis à jour le

Jeudi 11 juillet – 38 km, D+ 350 m.

On part quasiment les derniers de l’auberge, il est presque 10h.

Les départs des pèlerins se sont échelonnés depuis 4 heures du matin. Pendant qu’on déjeune, un groupe arrive en espérant obtenir un tampon. Leur comportement est plus proche de participants à une course d’orientation que de pèlerins, c’en est surprenant !

On passe devant l’église de Lourenzà avant de rejoindre le route qui nous permet de rejoindre la côte.

On aperçoit l’océan au bout d’une douzaine de km.

On passe Ribadeo, par la zone commerciale, ce qui fait que la ville ne nous émeut pas… On sait qu’en théorie, on peut traverser la ria de Ribadeo par le pont de l’autoroute, un monsieur me le confirme quelque kilomètres plus tôt en me disant que c’est étroit.

Effectivement, c’est étroit,

… il ne faut surtout pas penser à remettre en cause la qualité des fixations de la barrière…

A un moment on est contraint de s’arrêter pour laisser passer une dame, c’est de la gymnastique, mais ça nous donne l’occasion de regarder la vue…

Et l’ampleur du détour que nous aurions dû faire si le passage n’avait pas été prévu sur le pont….

Une fois de l’autre côté du pont , on est vite à la campagne et près de l’océan. Il fait toujours gris mais on apprécie le paysage.

On arrive vers 13h au camping, c’est l’occasion de faire une machine, on espère que le soleil se lèvera comme souvent vers 14h…

Une fois mangé, et nos petites affaires faites, on part pour la plage. Le soleil s’est effectivement levé et c’est magnifique.

La plage est belle, la couleur de l’eau est superbe, l’eau est froide, mais c’est pas cata, et derrière la campagne est verte et les champs de maïs viennent border la plage…

On y passe l’après-midi, il n’y a pas trop de monde non plus, c’est agréable.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le bilan de la journée est fini, je dois participer à la chasse qui s’opère depuis 5 mn déjà dans la tente, après un moustique vicieux mais visiblement malin…

De (presque) Friol à Lourenzà.

Publié le Mis à jour le

Mercredi 10 juillet. 100 km (Pour de vrai 99,8 km, les enfants ont fait des tours dans la rue pour arriver à 100 km, pas nous) . D+ 800 m.

On se lève dans le calme de notre bivouac. Les rayons du soleil percent sous les arbres, mais le froid aussi. On est quand même à 500 m d’altitude. Le temps qu’on range avant de déjeuner, la brume tombe. On a froid, on attend qu’une chose, la 1ere côte pour nous réchauffer. 😋

On s’arrête à Friol boire un café (chaud) et un chocolat (chaud) pour nous réchauffer, et se charger d’un mini pique-nique de secours.

Rapidement, on tombe sur des chemins sympas, le dénivelé passe bien aussi. On est sur des routes secondaires, mais qui roulent bien.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On est dans des paysages assez verts, pleins de vaches…

On trouve un super coin pique-nique, avec une table en pierre, vers 14h.

A ce moment là, on est super bien malgré nos 46 km dans les pattes. On envisage donc de pousser 50 km de plus, le dénivelé final étant très descendant, n’ayant pas d’hébergement au milieu, tout en ne s’interdisant rien si par cas…

On repart donc de bonne humeur et rassasiés ! Pourtant, rapidement, on se retrouve le vent de face ou quasi, et tout nous semble dur. On en vient même à pousser le tandem dans certaines grandes côtes… et vers 75 km, la bonne humeur s’est amenuisée… Finalement, on est en train de monter un col, à 800 m d’altitude, où il semble qu’il neige parfois…

Par temps plus clair, on voit sans aucun doute l’océan.

On sait qu’à partir de maintenant ça descend. On se couvre, car si le soleil tape, l’air est frais et avec la vitesse, on a vite fait de prendre froid…

On suit le GPS au téléphone car ce n’était pas la trace initiale, mais on cherche à limiter le dénivelé et les km… On commence par une très belle route et on passe aussi par des tous petits chemins, c’en est surprenant !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Derrière nous on laisse rapidement le col tout juste passé. On laisse les enfants partir devant, ils ont vu des renards avec des renardeaux, traverser la (grande) route, pas nous…

On arrive à Lourenzà et on demande au GPS de nous conduire à la 1ere albergue (auberge), il est déjà 19h. On a de la chance, il y a encore de la place. C’est une auberge publique, ce ne sont que des dortoirs. Les enfants auraient souhaité plus d’intimité… ils sont déçus mais c’est bien qu’ils aient cette expérience puisqu’ils disent vouloir faire le GR20…

La douche est chaude, c’est le principal, on en rêvait cette alternance de chaud et de froid dans la journée, associé à la crème solaire (indispensable) nous rend collants…

Un repas chaud, et on rejoindra dans le dortoir les pèlerins piétons qui sont déjà couchés…

De Santiago à (presque) Friol

Publié le Mis à jour le

Mardi 9 juillet – 71 km – D + 1050 m. Bivouac.

Aujourd’hui, départ à 9h55… un peu tard, mais après avoir dégusté une tarte de Saint-Jacques, achetée hier.

On démarre par la route nationale (N634). Ça monte déjà, c’est long, les camions passent, la bande du côté est large, ce n’est pas inquiétant mais ce n’est pas intéressant non plus.

En passant, on voit l’entreprise qui produit les galettes de Saint-Jacques, un viel homme est sur le parking, on lui demande si les galettes sont fabriquées là ; ils nous poussent à entrer. En fait, la fabrique est à 13 km, mais on a droit à une dégustation : fromage, vin cuit (1 goutte), chorizo, biscuits, gâteau, chocolat… mais on reste raisonnables et polis. Le monsieur est très gentil, on lui achète quand même une boîte de biscuits aux amandes…

On passe bien 2 heures sur la nationale avant de biffurquer dans la campagne. A peine sortis,

on doit dépasser un troupeau de vaches, ce n’est jamais rassurant, d’ailleurs, elles ont bougé à notre 1ere tentative…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mais on se retrouve vite dans des chemins caillouteux, pentus, au milieu des eucalyptus, certes, mais finalement difficiles. On a l’impression de se traîner plus d’une heure supplémentaire …:-( . Mais les enfants gardent le moral.

On s’arrête près d’une église et d’une fontaine au milieu de nulle part, pour nous ravitailler… avec les restes de pains, de charcuteries, de jus de fruit, et les biscuits achetés ce matin…

Cette pause nous fait du bien.

On est ensuite sur une route secondaire goudronnée, toujours en pente mais à présent on le vit bien ; l’habitude ? Le degré de dénivelé ? Le paysage ? Le soleil ? La nourriture ?

Le moral est meilleur, on attaque les nouvelles pentes , avec plus de « légèreté »… pourtant elles s’enchainent … les descentes aussi bien sûr, mais elles nous semblent toujours trop courtes, pourtant certaines ont dû durer des km.

On arrive à Sobrado, qui doit avoir un joli monastère mais en travaux… On y fait nos courses pour le soir et le déjeuner.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On sait qu’il n’y a aucune solution pour dormir dans le secteur. On envisage d’abord le lac non loin, mais il n’y a pas de point d’eau, (le lac est « végétalisé »), et il est un peu tôt. Au point où on en est on vise Friol…

C’est reparti, montées, descentes, on atteint nos 1000 m de dénivelé dans la journée peu après la crevaison de Liséa.

On repart

et on tombe presque par hasard sur le lieu idéal de bivouac : petit ruisseau, petite source d’eau, tables de pique-nique 🤩, ni trop près, ni trop loin de la route !

On se douche à la bassine et à l’eau de ruisseau. Ça a beau être froid, ça fait du bien !

Même si on a ce qu’il faut pour le repas de ce soir, Jérôme part au village le plus proche pour assurer les extras ! (+ 10 km A/R). On a quand même nos 1050 m de dénivelé positif à fêter !

Pour ce soir, on a trouvé les pâtes en forme de bicyclettes, trop drôle !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On mange confortablement sur la table et il fait encore jour quand on se couche.

De Caldes de Reis à Santiago (Saint Jacques de Compostelle).

Publié le Mis à jour le

Lundi 8 juillet – 44 km – D+ 700 m. (Total Porto – Santiago 283 km)

Aujourd’hui départ 9h15 de l’auberge, auberge sans charme, mais commode et au confort suffisant.

On sort de la ville et on opte pour le chemin balisé des pèlerins.

On a juste le temps de trouver ça agréable que la 1ere côté arrive. Le chemin est un peu accidenté mais ça pourrait être pire… On patine quand même régulièrement et surtout on n’avance pas bien vite…

C’est parti pour un peu plus d’une quarantaine de km…

Je saoule déjà les enfants avec mes photos et ils multiplient les opérations sabotage.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On avance doucement, en alternant grande route et camino.

Sur le chemin, on a même été contraint de pousser 3 fois notre paquebot de vélo dans les côtes pour éviter de se flinguer les jambes, on en a encore besoin.

Les km passent, on regarde le décompte sur les bornes, et on « double » de plus en plus de pèlerins.

Le dénivelé est encore fort aujourd’hui.

On n’arrive finalement à Santiago vers midi

et sur la plaza da Obradoiro vers 12h30.

On immortalise le moment,

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Un groupe de jeunes arrive en chantant à tue-tête puis en se sautant dans les bras et créent l’animation.

On va se poser au camping… On profite d’arriver tôt pour laver un peu de linge puisqu’il aura un peu plus de temps pour sécher, d’autant qu’il fait du vent…

On décolle enfin pour visiter, en bus, même si le centre ancien n’est qu’à 3 km du camping, on s’économise…

On déambule donc dans les rues, on retourne à la plaza da Obradoiro, entourée de 4 bâtiments de styles différents…

Et on se rend au km 0.

On visite la cathédrale, qui connaît actuellement de gros travaux, donc visite limitée, mais tout de même… On a vu le grand encensoir, qui d’après ce que j’ai lu sur internet, avait initialement pour rôle de couvrir l’odeur des pèlerins sales…😂😋😂.

On est allé sur les places, rues et jardins voisins… et la promenade est agréable.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pas de voiture, et de nombreux magasins de souvenir qui font leur beurre…

On rentre tard toujours en bus.

Du camping, on a une magnifique vue sur la Cité de la Culture de Galice.

Après mangé et avant de dormir, les enfants tiennent à jour (contraints et forcés) leur journal de bord.

Le choix de l’itinéraire à venir est compliqué… mais a priori, les 2 prochains jours vont encore nous faire beaucoup transpirer…

De Oia (Viga) à Caldas de Reis

Publié le Mis à jour le

Dimanche 7 juillet 2019. 68 km et 800 m de D+.

Ce matin départ 10h. On a rediscuté un peu avec un suédois à vélo rencontré la veille.

On part sous la brume.. il y a un nombre impressionnant de coureurs ! Avec quelques km de plus de recul je sais peut-être pour quoi ! : c’est le seul endroit plat !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On attaque rapidement la traversée de Vigo, ville toute en relief avec un énorme port !

On a de la chance, certainement parce c’est dimanche, il y a peu de circulation… mais les côtes sont déjà intenses…

A un moment la rue que l’on doit prendre est bloquée par la Police locale, qui nous laisse pourtant passer sans qu’on ne les supplie.

On comprend rapidement au son d’un speaker qu’il y a une course non loin ! On a un peu peur de se retrouver couper en 2 par un troupeau de vélos de courses, mais au contraire, on sera les 1ers à passer la ligne d’arrivée, sous les applaudissements, et nous souhaitant un buen camino. Comme dit Liséa :  » c’est rigolo mais c’est gênant ! »

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On continue dans la ville,

Ce diaporama nécessite JavaScript.

puis on en sort enfin mais par la nationale, ce qui n’est pas très sympa, malgré une vue de temps en temps sur la Ria de Viga.

À un moment, on hésite vraiment sur les options d’itinéraires. On est rarement sur les chemins jacquaires piétonniers, on ne peut pas se permettre de cumuler chemin en pente et chemin en terre, on avancera trop lentement et en nous fatiguant trop…

Bref, on prend quand même le plan B, histoire de lâcher un peu cette nationale, mais avant pause café / soda, avec un bout de tortilla ! « L’aubergiste » nous offre même un petite assiette de haricots blanc avec quelques morceaux de viandes, chorizo notamment.

Et c’est comme ça qu’on se retrouve à monter un col sous le coup de midi… la montée est longue et la descente rapide… 🤔

On finit par atteindre le fond de Ria de Vigo, en passant sur un petit pont de pierre.

Puis on atteint Pondevedra que notre ami suédois nous a dit avoir préféré à Santiago.

On a bien remarqué que depuis ce matin, tous les commerces sont fermés.Les difficultés de ravitaillement inquiète les troupes… On se rend compte que les pique-nique sont un moment très attendus des enfants… C’est la surprise de chaque jour… à quel goût seront les chips ? Quel sera le dessert ? Soda ? Fromage ? Sachant que de notre côté on agrémente plus ou moins selon le choix bien sûr mais surtout les efforts à venir !

Bref, c’est vrai que la matinée n’a pas été top, et malgré la beauté de la ville ancienne, très concentrée, la troupe est maussade.

On mangera finalement des empanadas payés une fortune, assis sur une place du centre ancien.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On reprend la route après avoir débattu sur l’itinéraire : soit on continue par le tracé initialement prévu, parce-à-dire par la côte à l’ouest pour trouver un camping, puis remonter vers St Jacques demain, soit on coupe tout de suite au nord, comme ça on gagne des km et on sera plus vite et plus tôt à Santiago demain pour visiter…

On opte pour cette option pour laquelle on n’a pas de tracé et donc peu d’information sur le dénivelé… C’est comme ça qu’on se retrouve à monter un 2eme col dans la journée…

On file vers Caldas de Reis. On rejoint enfin un bout du camino portugues, agréable, dans les vignes, ici plutôt plat et praticable. La traversée d’un serpent nous fait passer l’envie de bivouaquer !

On arrive à une auberge (albergue) qu’on avait repéré, dans la campagne. Pas de bol, elle est fermée pour congés… On hésite à bivouaquer à côté, d’autant que la moitié du village est sortie pour nous dire que c’est possible… Après une longue hésitation, car le site avait l’avantage de disposer d’une fontaine (froide, très froide…) pour se laver, on décide quand même d’aller voir en ville ou près de la rivière repérée sur le plan.

On tombera finalement sur une auberge en ville… On est toujours embêtés pour le repas sauf qu’on a acheté des cerises en route, et qu’on repéré que les pastelerias sont ouvertes. Une fois installés et douchés, on part à pieds en ville. On arrête boire notre traditionnelle bière de la récup en ville, et on tombe sur France-Espagne en finale de basket de féminin ! On commande des bocadillos qui s’avèrent être énormes. Finement, on n’utilisera pas notre gamelle de secours !