De Colle Romito à Terracina.

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Vendredi 21 juillet.  De Colle Romito à Terracina – 67 km. [1000 km cumulés].

Ce matin, départ vers 10h après un confortable petit-déjeuner ; nos voisins  nous ont gentiment prêté table et chaise, c’est du luxe pour nous.  

On commence d’abord par une succession de villes balnéaires 

puis on se retrouve dans la campagne à longe une zone militaire où d’ailleurs il y avait eu un incendie.
On retrouve la mer à droite : 

Et la lagune à gauche : 

La montagne en fond sur la photo de la mer, c’est le Mont Circeo. On dort derrière à son pied ce soir… 

Cette après-midi, on traverse à nouveau un grand espace consacré au maraîchage beaucoup de pastèques encore, et cette fois-ci beaucoup de serres. 

On a changé de région, on n’est plus dans la région de Roma mais dans Latina…

On termine notre journée un peu avant 16h… pour une fois… On file à la plage. 

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De Rome à Colle Romito

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Jeudi 20 juillet.  De Rome à Colle Romito. 70 km.

Sous-titre : SPQR : Sans Pouvoir Quitter Rome… (merci tonton)

3 nuits au même endroit, on a un peu pris nos aises, du coup, on met du temps à ranger et on ne part qu’à 10h. 

On veux essayer d’éviter les grands axes pour sortir de Rome, histoire de ne pas vivre la même chose qu’à l’allée…

Donc on part, apparemment la 2×2 voies prenait fin devant le camping. .. On prend rapidement à droite mais on se retrouve dans une rue étroite, en côte et déjà en bouchons. Ça commence bien.  Ensuite difficile de dire ce qui s’est passé. On a alterné entre la trace initiale, faite avec un logiciel qui exclue les autoroutes et routes interdites aux vélos, mais qui est visiblement capable de nous envoyer sur la E80…, puis le gps du telephone en mode piétons. .. mais le résultat n’est pas probant, on fait plusieurs fois demi-tour, ou on s’est retrouvé à devoir prendre une route qui longe elle – même une autre route alors comment savoir sur laquelle nous oriente le gps … c’est la cata… au final on se retrouve devant un triple embranchement, 2 conduisent sur une route à grande circulation où il nous sera impossible de faire demi -tour, la 3ème que l’on prend pour s’accorder le temps de la réflexion ne mène pas vraiment quelque part… une sorte de cul de sac et de route de desserte d’une entreprise, et pour couronner le tout Raphaël a crevé  (pneu arrière). Jérôme prend le vélo de Liséa pour voir où mènent les semblants de chemins qui prennent la suite.  Il tombe sur 2 VTTistes qui nous expliquent la route et décident même de nous accompagner jusqu’à l’entrée de la via Cristoforo Colombo. L’un d’eux passe même à l’arrière pour encadrer les enfants lors des passages des bretelles en leur criant d’abord une sorte de « [boy] » qui se transforme vite en  » go go go ». Dans un passage un peu clame il en profite pour nous photographier en pleine action. A la fin il montre les photos à Jérôme en disant qu’il veut les montrer à ses copains, et il fait signe aux enfants qu’ils sont des champions ! On se sépare, il nous reste une longue ligne droite vers le mer pendant 15 km puis une autre qui longe  la côte pendant 40 km… On a pour objectif d’aller à Anzio et on a déjà fait 20 km pour arriver à sortir de Rome, bien qu’on n’ait jamais vu le panneau. 

On entame donc notre chemin sur la via Cristoforo Colombo ; le bas côté est plutôt large, quelques faibles montées et descentes mais bien gérables, bien que nos 2 amis romains nous aient conseillé : « gardez en tête que ce sont des italiens au volant, pas des français… » Bien qu’en 2×2 voies, il y a régulièrement des feus tricolores. Rapidement, on tombe sur les traces d’un incendie ; ça fume même encore légèrement en fait.

Rapidement les routes à gauche et à droite sont bloquées par de la rubalise. Un seul hélicoptère arrose encore. La surface cramée à l’air importante, le feu a même traversé la route.  

On continue et on arrive à Lido del Castel Fusano. Vu sur la mer, l’hélicoptère nous survole pour faire le plein de sa poche d’eau.

La grande ligne droite prend fin face à la mer et répartit ses usagers à gauche et à droite.  

On fonce vers le sud, on longe les plages les pinèdes et les constructions balnéaires dont l’architecture n’a pas plus été inspirée de Michelangelo (Michel-Ange) que le costume des gardiens suisses 😋. 

On mange tard, on en profite pour faire un petit plouf 

puis on redémarre mais finalement on s’arrêtera 5 km avant Anzio…

Visite du Vatican et de Rome. 

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Mercredi 19 juillet.  Visite du Vatican et de Rome.

Départ du camping dès 9h00 avec un bus du camping qui pour 3 € par adulte nous dépose aux portes du Vatican. 

Vu notre timing d’hier, quand on s’est préoccupé de prendre nos billets tout était fermé… On arrive donc avec tout à faire et la queue est déjà longue.  On se fait alpaguer par un commercial touristique de rue qui nous propose une visite guidée.  C’est pas donné mais c’est un bon moyen de faire moins la queue et d’avoir des infos en français.  Devant notre scepticisme face au prix le gars baisse de lui même.  C’est toujours cher mais c’est toujours ça de gagné. .. (hier on a déjà eu du bol dans le bus touristique, comme il était sur le point de partir les enfants n’ont pas payé). Bref, on fait chauffer la carte bleue et on attend notre guide pour 10h30. On fait beaucoup moins de queue, mais la visite n’a pas dû commencer avant 11h bien sonnées le temps de passer le contrôle de sécurité, de récupérer les billets à l’intérieur, les enfants doivent aussi montrer leur tête pour justifier leur prix réduit, … récupérer des audiotrucs pour bien entendre la guide (c’est pratique d’ailleurs) ; bref on est paré.

On commence, un petit rappel sur l’influence égyptienne à l’extérieur, 

Une offrande à Jean-Paul II en 1990, si je me souviens bien : 

Puis on entre dans ces longs bâtiments, avant de ressortir dans un petit jardin 

… où l’on trouve des statues d’influences grecques et mythologiques…


Avant d’entrer dans les anciens appartements d’été des papes dont plusieurs ont pu influencer la déco de certains couloirs, longs couloirs, très longs couloirs… 



… surpeuplés.  6000 visiteurs par jours en moyenne au Vatican.

Avant d’arriver à la chapelle sixtine, le chemin qu’empruntent les évêques pour l’élection d’un pape, si j’ai bien retenu et compris est celui -ci :

gardé au bout part des gardes suisses qu’on a vu plus tard : 

Pourquoi suisses ? Pourquoi ce costume d’Arlequin ? Ont – ils été punis pour être là en pleine chaleur ? 

On a ensuite visité la Chapelle Sixtine où la prise de photos est interdite, les japonais ayant payés la restauration ayant conservé tous les droits (pas bête). 

Puis on arrive sur la Basilique Saint-Pierre, a priori la plus grande d’Europe. 

Notre visite guidée est terminée. On se retrouve affamé à 14h45 sur la Place Saint Pierre. 

La partie centrale, en arcs de cercle formés par les bâtiments symbolise des bras qui embrasse la foule.  

Aujourd’hui on a été plus prévenant qu’hier, on a le pique – nique dans le sac à dos et on n’a pas la force de chercher un parc. Le circuit proposé par le guide ne nous a pas permis d’accéder aux jardins du Vatican et forcément on s’en rend compte trop tard, le cheminement le nous permet pas de revenir en arrière.  On s’installe sur des marches à l’ombre en bordure de la place Saint -Pierre et on calcule le programme de l’après-midi. Piétiner toute la matinée nous a épuisé ! 

Liséa a repéré, sur la carte distribuée par le camping, tous les monuments qu’elle souhaite voir.  Requinqués, on prend la route a pieds, Liséa nous sert de guide en lisant sa carte, assistée par Jérôme. 

On quitte le Vatican.


On commence par le Castel Sant’Angello : 


Puis on passe devant le Palazzio di Giustizia, on traverse un pont


… pour arriver à la piazza Novana,


 que j’ai trouvé très jolie et agréable, mais la photo ne rend pas.  

Puis le Panthéon : 


Puis encore quelques palais…


 la magnifique fontana di Trev : 


 Petite pose dans une rue passante avec Pinocchio : 


Puis on est passé au carrefour des 4 fontaines, le San Carlo Quattro Fontane… on a bifurqué vers la Fontana del Tritone, avant de prendre la direction de Piazza dela Republica. 

De là on prend le métro  (2 stations) pour aller voir la Piazza del Popolo. Pas de bol, nous tickets 100 mn ne valent que si on ne sort pas du métro.  On retourne aux portes du Vatican à pieds et à bons pas pour ne pas louper le bus.  On arrive pile poil ! 

Encore une journée bien chargée, je crois qu’on a bien fait le tour. 

Je n’exclus pas d’avoir mis la mauvaise photo à la mauvaise légende ou l’inverse. .. vous m’excuserez. ..

SPQR.

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Mardi 18 juillet (suite).

Tonton Bernard a attiré notre attention sur les bouches d’égout pour y répéter la mention « SPQR ».

Il nous a promis de lever l’énigme à notre retour. Tonton Bernard, c’est celui qui a fait le même trajet que nous en train, mais y a 50 ans, pour y finir ses études.  Mais à notre époque, tonton, y a google… notre curiosité étant éveillée, on a ouvert les yeux un peu plus grands..




Alors voilà ce que dit google : 

« La devise Senatus populusque romanus (ordre invariable, signifiant « Le Sénat et le peuple romain »), souvent abrégée sous la forme du sigle SPQR, était l’emblème de la République romaine, puis par tradition de l’Empire romain. »

« Les lettres SPQR (il Senato e il popolo romano) font toujours partie du blason de la ville de Rome et figurent sur les bâtiments, bouches d’égouts et ouvrages publics de la ville. »

Voilà…

Visite de Rome

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Mardi 18 juillet.  Visite de Rome. 

Partis du camping à 9h, on arrive via bus et métro au Colisée à 9h45. Le temps de faire la queue on y est vers 11h et on s’en sort bien. 

Je mets les photos en vrac et finirai d’écrire plus tard. Il paraît qu’il faut que je dorme plus…

On s’occupe pendant la queue :

Capacité de 60 000 places, réalisé pr 45 000 esclaves, nombre de gens morts aux combats / jeux romains inconnu…

Le Mont Palatin et le forum romain :

On n’y passe des heures, on n’a pas mangé quand on en sort à 16h, on est en hypoglycémie, chaque montée de marche est presque un calvaire…

Vu sur Rome depuis le Mont Palatin.

En sortant, on tombe sur le Vittoriano, dont on apercevait déjà les statues de la déesse Victoria pilotant son chard depuis le Colisée. Le monument est magnifique, il comprend la tombe du soldat inconnu veillé par des flammes.  Ce bâtiment est immense et magnifique, même si la photo ne le montre pas :

Affamés, on trouve une supérette pour s’alimenter et on repart. On enchaîne avec un bus touristique qui nous permet de faire le tour de la ville.  La 1ere partie se passe dans les bouchons avec des commentaires quelques peu décalés par rapport à la réalité. Finalement ça passe trop vite pour qu’on ne puisse retenir les informations mais ça donne l’image d’une belle ville, entretenue et aérée  (comprendre : ce n’est pas l’image que nous à donné Florence malheureusement …)

Donc pour faire vite : 

Romus et Romulus recueillis par la louve (Raphaël l’avait appris en histoire, il a un peu fait le guide aujourd’hui…) :

Là où se déroulaient les courses de chards.. . le Circo Massimo : 

La suite au prochain épisode. 

Arrivés à Rome

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Lundi 17 Juillet.  De Passoscuro à Roma … 27 km.

Vu notre peu de km jusqu’à Rome, compte – tenu de la journée d’hier et du raffut du début de la nuit.  On se lève mollement. On plie toutes nos affaires, et on prend le temps d’aller à la plage.  L’eau est sacrément froide. On rejoint les vélos vers midi mais les enfants mettent un temps monstre à se rincer à un robinet et à se changer. Ça les amuse, ils sont de bonne humeur.  Après avoir fait les courses et avalé une banane pour se donner des forces, on décolle enfin.  Cette ville est vraiment chargée d’ordures, je suis contente de la quitter même si les bas-cotés nous rappelle à son bon souvenir. ..
Au bout de 10 km où on n’a pas trouvé d’endroit sympa pour pique – nique, on arrive sur la SS1 que l’on a déjà empruntée à de multiples reprises, sauf que là c’est devenu une 2 x 2 voies bien circulante. On s’arrête mettre chasubles et lumières arrieres clignotantes rouges et c’est reparti comme sur la E80 dimanche : enfants à l’avant, Jérôme en coach, moi les yeux rivés dans le rétro à tendre les bras pour indiquer notre direction ou la nécessité de se pousser. Avec Jérôme on n’en peut plus, on n’avance pas, les cuisses tirent. On s’arrête plusieurs fois pour boire et une fois pour changer la tête du peloton, le plus souvent dans les stations services. Objectivement, ça se passe plutôt bien, mais quel stress, je risque de m’en sortir avec quelques cheveux blancs ! Et que c’est éloigné du « concept » des vacances à vélos ! 

Les enfants eux le vivent très bien.  Liséa me sort même une banalité sur les modèles de voitures qui me fait penser qu’elle n’est vraiment pas stressée par ce qui se passe. 

Mais ça y est on est à Rome !

On s’installe, et on mange enfin, il est près  de 16h, on est sur les rotules. Je tente de suggérer qu’on visite Rome puis qu’on loue un camion pour se trouver un point de chute entre Naples, Pompeî et le Vesuve. Je rêve d’une rando dans le calme au Vesuve, loin du bruit des voitures et des ordures qui jonchent le bord des routes.  Je suis minoritaire.  Personne ne me suis… On met ça sur le coup de la fatigue. Cela dit la fatigue est générale.  Bien qu’à Rome, on ne décolle pas d’ores et déjà visiter. On va se détendre à la piscine après avoir lancé une machine de linge.  Les enfants s’eclatent, on se demande d’où ils tirent leur énergie.  Nous on étudie les alternatives d’organisation de la visite de Rome. On va faire quelques courses.  Ils me prennent de la confiture au citron pour le petit dej ‘ et des mousses au chocolat pour le dessert pour prendre soin de mon moral.  Entre 3 et 5 journées de velos nous attendent encore dans ce pays si peu adapté…
En attendant, on se ressource avec un vrai repas du soir et on pose les vélos pour 2 ou 3 jours…

De Marina di Pescia Romana à Passoscuro

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Dimanche 16 juillet – 103 km. 400 m de dénivelé positif. 

Sous-titre : les 4 fantastiques dans Fast and furious  !

Les 4 fantastiques, c’est le surnom que nous ont donné tonton Ju et Aurore quand ils ont fait avec nous la dernière étape du périple Atlantique – Méditerranée et qu’on est arrivé sur la GRANDE place de Montpellier, devant le GRAND cinéma sous l’affiche des 4 Fantastiques…

Pour Mamie J., on va quand même traduire fast par rapide et furious par furieux…

Bref… 

On a cogité toute la soirée, interrogé des italiens, impossible d’éviter la E80 (2×2 voies) demain… au moins pendant 15 km. Par chance, le dimanche il n’y a pas de camions qui circulent, en partant tôt on ne sera pas dans le sens le plus circulant.  Et comme déjà dit, c’est limité à 70 ou 90 km/h et au moins sur 2 voies les voitures peuvent nous doubler à l’aise. 

Nous voici  donc réveillés à 7h20 et aujourd’hui pas de place pour le réveil progressif, tout le monde debout… en plus, pas de vaisselle à ranger, on n’avait pas eu l’occasion de faire les courses pour le soir, on a goûté la cuisine locale de la ferme auberge pas aimable, et pour le petit dej ‘ ni lait ni jus de fruit, des gâteaux, c’est vite mangé et rangé ! 

Ca a soufflé toute la nuit, le linge à bien séché ! On a du mal à faire des pronostics sur le sens du vent d’aujourd’hui. ..

Nous partons donc un peu avant 9h et pestons dès les 1ers km sur ce vent de face, autant dire que ça tire au niveau des cuisses ! Au bout de 4,5 km, on est à l’entrée de la E80. Les enfants ont mis les chasubles jaunes dès le départ, les lumières arrières clignotantes rouges sont installées. Je les allume, Jérôme fait le rappel des consignes : les enfants passeront devant aujourd’hui, en tout cas sur ce tronçon, on reste bien au bord bien en file indienne, on dira « plus vite » ou « moins vite » selon le besoin (On est plus lent en montée avec le poids…). C’est parti, Liséa passe devant.   J’ai le regard vissé dans mon rétroviseur pour voir que les voitures se deportent bien. Jérôme coache régulièrement les enfants. Et bien sûr, ce n’est pas tout plat, ca monte et ça descend régulièrement, plutôt faiblement, mais tout le temps.  Le vent est fort, changeant, on a quelques périodes de répis quand la route est un peu en contre bas, mais sinon ça souffle bien (enfin mal). On s’est arrêté 3 fois (y a des zones exprès, des sorties de maisons ou d’entreprises en direct sans voie d’accélération etc.), pour boire et changer le 1er de cordée, et on n’a pas eu de souci. Un peu moins d’une heure plus tard on en sort indemnes. Petite pause et c’est reparti.

Ça c’est la photo que j’ai prise pour analyser plus tard le sens de la partie concernant les vélos  (l’interdiction j’ai compris, le reste non) et le panneau s’adresse au tronçon suivant de la route.  Bref j’avais pas vu la tête de Liséa en la prenant, je la trouve trop drôle alors je la mets…

On reprend la route au milieu d’énormes champs de pastèques et de tomates (au sol) principalement. J’ai vu aussi beaucoup de fenouil aromatique (pas bulbe) et un peu de melon.  Le vent souffle. J’ai pris cette photo pour le monter mais ça rend pas. Y a la pression du vent mais y a le bruit aussi. ..

À un moment j’ai même eu envie d’hurler « bon ça suffit maintenant ! »… On avance tant bien que mal.  

Plutôt bien en fait, puisqu’à 12h30 environ on a fait une 50aine de km, on est déjà à  Civitavecchia. On fait les courses, en anticipant au cas où pour ce soir.  C’est dimanche, on ne sait pas si on trouvera quelque chose d’ouvert plus tard, déjà hier ça a été compliqué de trouver une épicerie ou un supermarché, on en a déjà loupé un ce matin qui nécessitait qu’on face 2 km en avant pour passer la voie ferrée et 4 km en arrière pour trouver le supermercato, non merci… 

Une fois ça fait, on arrive sur le front de mer de la ville. 


On fait un tour, le plage est en face, ca peut être bien… on cherche un endroit pour pique-niquer sans arriver à se décider… pas assez d’ombre, trop d’ordures (et oui ici les poubelles débordent, ils captent pas qu’il faudrait penser à en ajouter ou à les ramasser plus souvent.  Le vent aidant, c’est l’horreur, et ça tout le temps et partout.)

Bref, le camping est à 6 km, on n’a qu’à se poser  et tracer à la plage après… On s’éloigne. 

 Après quelques montées sous le soleil de midi.  On arrive dans la rue du camping.  « Hooo la voie ferrée juste derrière », je pouffe intérieurement « On est poursuiviiii » . A part à la montagne, on a toujours eu trains, avions  ou les 2 quand on s’est posé pour dormir…. bon on voyage avec nos  boules quies donc on s’en accommode mais ça me fait rire… Bref on avance et on découvre que le camping, étrangement vide, est fermé. 😕

Bon il est temps de manger, il y a une sorte de plage juste en bas, il est temps de faire une pause. On déjeunera les pieds dans l’eau. On embarque maillots, masques et tuba, nourriture et on est au point. 

Vous voyez le petit recoin avec les affaires, c’est là qu’on s’est posé. On est joueur.  Et bien une fois, une seule fois l’eau est remontée au point de passer de l’autre côté ; c’était au moment où je terminais les sandwichs 😮, on les a mangé avec une face mouillée et une face sèche. .. 

Bref, on ne se laisse pas abattre, on en profite pour se baigner. 

Quand on sort le nez de l’eau, ça sent le feu, on voit la fumée, quelque part dans le secteur où on est passé ce matin… (cf photo précédente, y a aussi la fumée).

Il est temps de repartir, le camping suivant étant à. .. 28 km… même si on sort quasi de table, vu ce qui nous attend, et comme on a nagé un moment à suivre les poissons avec nos  masques, on avale une banane et c’est reparti (+/- 15h30), direction Ladispoli. 

Bon la route, comme d’hab ‘ aujourd’hui, pas de piste, le vent, les côtes, on va pas vous saouler avec ça. Pendant tout le trajet, on continue de voir la fumée dans nos retroviseurs et on ne croise pas un camion de pompiers…

Je pense quand même que chemin faisant on a dû quitter la Toscane et entrée dans l’empire… heu non la région… de Rome !

Arrivée 17h30 environ.  Camping… fermé 😯. 2 fois dans la même journée c’est énormissime ! C’est un truc de malade ! Bon allé, il y en a un autre juste à côté… fermé ! 3 dans la même journée !!! 🤤

Bon, on se pose dans l’herbe, chacun notre smartphone à la main pour chercher un plan bis. Non un plan ter…Jérôme est encore une fois le plus rapide. .. va pour un camping à 15 km… 

On a déjà fait 88km. Encore un petit remontant, de bons gâteaux au chocolat, il fait bien ça avec une journée pareille… par contre, nos gourdes sont vides. On attaque la traversée de la ville et on voit un robinet public.  Rassemblage des gourdes et c’est parti pour l’opération remplissage. Perdu, ça marche pas. En revenant aux vélos, je me rends compte qu’on est garé en face d’une supérette.  Je pars acheter 2 bouteilles d’eau, 1 l de soda histoire de refaire le plein de sucre et des bananes pour le petit-dej’ de demain au cas où on trouver rien d’autre plus tard. 

On continue et rapidement, route bloqué.  Il y a un représentant de la Guardia zoofila ambientale.

Pendant 1/4 de seconde, je me dis : un animal féroce s’est échappé  (un loup ? un ours?) mais j’ai assez étudié la carte à la recherche d’un camping pour savoir qu’il n’y a pas de parc animalier. 

Quand le monsieur daigne bien tourner la tête vers nous et comprendre qu’on ne comprend rien à ce qu’il dit, il nous dit « fire via Aurelia closed ». Ha, c’est notre route.  Pas de fumée, pas d’odeur mais bon. .. On attend comme des « ? ». Ça valait pas le coup de refaire le plein de sucre pour attendre… Une policière municipale arrive, 60 ans bien sonnés, le carré blond vénitien parfait, un rouge à lèvre qui dessine des lèvres qu’elle n’a pas, elle n’avait encore rien fait qu’elle m’agaçait déjà… alors quand elle a allumé sa cigarette, en service, dans un contexte d’incendie, j’ai encore pesté, ce qui a beaucoup fait rire Liséa.  Un d’hélicoptère s’est posé dans le champ d’à côté.  Il a sorti sa poche à eau.  Il se met à l’oeuvre et a l’air beaucoup moins rapide que ceux vus il y a quelques jours…Les enfants ont sorti leurs liseuses, nous on est resté effarés.  Puis à nouveau agacés en voyant que certains pouvaient passer et prenaient soit à droite soit le pont qui nous intéresse à gauche. .. au bout d’un moment on a grillé le barrage. .. pour mieux se faire stopper 30 m plus loin par une autre policière municipale.  Là encore, certains passent… je décide de monter à pieds au pont pour avoir une vue d’en haut.  Toujours pas de fumée.  Comparé à celui qu’on a vu toute l’après – midi dans notre dos il ne semble pas avoir de quoi bloquer une route… (?)… en fait ça a cramé dans la descente du pont (sur les bas côtés c’est descendu vers la voie ferrée, ça  l’a traversée ; limite, on est presque plus près du feu à l’endroit où on nous fait attendre… grrr.. .

Je redescends, Jérôme monte à son tour avec Raphaël.  Il a sa dose c’est décidé, on se casse, on passe le barrage.  Liséa est sceptique, hostile même, et c’est ce moment que choisit la fumée pour apparaître.  Elle va dans le sens opposé au nôtre, on rassure Liséa et on met le turbo. Elle peste, on fonce tous ! Effectivement ça a bien cramé plus bas aussi.  Un camion de pompiers est en attente. On a vite dépassé cette zone, on continue à fond la caisse malgré tout.  Les voitures bouchonnent, on double tout le monde par le bas côté et on avale rapidement les km. 

On arrive vers 20h avec 103 km contre une 50aine prévue. On est bien des héros, mais des héros furieux. 

Même les charbons au pied de l’arbre m’agacent…

On se douche et on va boire un coup mais sans enthousiasme ce soir, pas comme quand on est rentré du Montanio. Jérôme fait encore pleuvoir des pizzas, elles sont pas chères et il est trop tard pour cuisiner. On est à côté de la « soirée disco », pas de bol, on ne s’entend pas parler et en plus la tente n’est pas loin… Ce que ne savent pourras mes 3 coéquipiers qui ronflent toujours avant moi c’est que ça a duré jusqu’à 00h30 et qu’en plus ils ont osé faire un feu d’artifice… avec le vent et une actualité d’incendie pareille ! Je suis même sortie de la tente pour vérifier que je me trompais pas.  Bon je n’ai rien vu et je vais supposer qu’ils ont fait ça sur la plage mais quand même. .. quelle journée ! 

Ps : du coup on s’est sacrément rapproché de Rome…